‹ Légendes révolutionnairesChapitre 57 sur 165 · Causeries du Lundi, t. 111, p 261, article sur Condorcei · texte numérisé non relu

Causeries du Lundi, t. 111, p 261, article sur Condorcei

2. Histoire de la Convention nationale, par Durand de Maillane, p. 100.

3. Journal des Débats et de la Correspondance de la Société des Amis de la Constitution, séante aux Jacobins à Paris, n° 167.

le député Isnard, avait trahi leurs véritables sentiments dans cette question, lorsqu'il s'était écrié, dans la séance du 14 novembre 1791 : « S'il existe des plaintes contre le prêtre qui n'a pas prêté le serment, il doit être forcé de sortir du royaume. IL NE FAUT PAS DE PREUVES i ! «

Et ce sont ces hommes dont M. Thiers n'a pas craint de célébrer la modération et les vertus; dont M. Louis Blanc a dit : < La liberté de conscience, et en un mot tout ce qui constitue le droit individuel, telle fut la religion pour laquelle vécurent et moururent les Girondins ; » — M. Michèle t : « Ils voulurent la liberté pour toute la terre; » — M. Mortimer-Ternaux : < Us aimèrent la liberté ; » — M. de Lamartine : « Ils adorèrent la liberté ! »

Le premier en date des historiens de la Révolution française, M. Mignet 2, si passionnément révolutionnaire sous ses froids dehors, résumant le rôle des Girondins à l'Assemblée législative, a signalé « leur dégoût de la multitude et leur répugnance pour les moyens violents. » Paroles singulières, lorsqu'on les rapproche des actes, des discours et des écrits des députés de la Gironde : — de leur vote, pour ne citer que celui-là, en faveur des assassins d'Avignon, des auteurs de ce massacre de la Glacière, dont les détails étaient si horribles, que le commissaire chargé d'en faire un rapport à l'Assemblée s'arrêta au milieu de sa lecture, suffoqué par l'émotion.

Ils avaient le dégoût de la multitude et ils répugnaient aux moyens violents ! Et Brissot, défendant les

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