‹ Législation civile du Thalmud (volume 2)Chapitre 57 sur 57 · TH. S · texte numérisé non relu

TH. S

450 TABLB ALfWAlHlhn^y»

tioB; 8i tu Teux, je te dirai que le aimple ndeonnemeiita fkit conceyoir cette idée ; gmire^ nous avons une^ tradition*

:m\ "U gher thoschab, dans le sens biblique c'est un païen t domicilié en Palestine [y. plnè^ haut. Introduction] ; dans le* Thaknud cette expression' signifie phposélyte non naturalisé/prosUyte de la porté [Vey. ma Législation crimi- Aeilè/p; 117, note]. - " ' •....»

vu

□TU gorem^ MOIA gerama. Qorem est celui qui est la cause indirecte de quelque chose;' ^eroMa «M* la 'eause indirecte elle-même.

>CrW >on dina degarmi^ procès pour la cause indirecte. H faut dîetimguer eo/tire le mot - dê^imii'ei^getxMna. hts causes indirectea ne se ressembleàt patf^exktre elles/ D'^dinaiie, quand où est k tause indirecte d'ùrdommage, obl «est acquitté; cependant, si la cause est plus ou moins directe, on €|3r Condamné d'àprèâ'certadbs docteurs. Dibs' le premier eas, laeaà'se est a.pp^é getanfHa; danè te denxièïne cas, on rappelle ^rnri^ ^ est, je crois, k traÂtiction chaldéenne de V2X7 a'tzmi [car gerem est la traductron chaldéeàiie de étiem, et a'tzmi vient de ètz&m^ comme gamU de ^eremj. Or, be^tzmi signifie fétate la cavse moi-mèvne; de même garmi^ j'étais la cause tm>i-méme, je suis considéré comme étant la cause directe du doiùmage, comme l'ayant fait moimême. Le mot leganrmeh s'emploie comme, traduction de leaUmo, pour soi-même [traité Moed^KcUany fol. 25, verso, Thaanith, fol. 14, verso].

norn hazcmiah^ démenti des témoins par un alibi. On a donné à ce démenti le nom de Kazamah^ qui Vient du verbe somom,, avoir dessein de fÎEure quelque choae^ patce que rficciture emploie ice verbe àpropos de l'alibi [X>euiéiHmont« xu, 16-19], selon rinterpvétation thalmud&qpie.

nvnsn hakheKàschahy contradiction.

roit\ halakhah et MrD7V1 hakkatha^ du verbe halakhy mai^ cher, progresser, s'étendre, se propager, se généraliser, se transmettre. Le substan^ halakhah ovl. hiikhatha veat dire pratique ou opinion généraleou traditionnelle ; plus tard le mot a reçu Tacception^e loi-adoptée ou traditionnelle{l].

[1] On tndoit généralement ce mot par Un établM, et je l'ai loaveM triduh aind moi«aiéme; mab j'ai abangé d'afispar les aolift aaliaau :

t»n tBuin •ncmiQiiBé vk ce voluHe 451

rmvn ha/rschaah^ v. p. 274.

*T3n vaa'dj réunion, surtout réunion des savants ; ce mot correspond à moedy de la Bible y beth hof-vcba'd'^ maison de réunion ou académie, synonyme du moi yeschibah^ séance, réunion, école, académie. Gomme il y avait beaucoup d'académies dont les membres, et surtout les chefs, étaient des hommes illustres,' les plaideurs qui avaient un procès dans une ville voisine préféraient se fane juger par ces académiciens, que de confier leur procès aux juges de leur ville [voy. traité Synhedrin, fol. 23].

nf sotae, est synonyme de denar.

npn aifeiA, V. p. 76.

I3n h'aber. Ge mot signifie compagnon, associé, et il indique

ni*

1* La Gliemarà oppose le mot hcdaMiàh au mot thekanah (Traité Bal>a Metzia*^ toi, 112 v*]> loi nouv4lement établie^ et ell& donne à halakhah le sens de loi traditianheUe; ^ '

2* BuLafOiah est synonyme de sehmaa^theihay loi entendue, traditionnelle;

3* Très^aveiit le^iiiot>MM^I%a^Vétai]^k)iyé'parla''6faeknara^ il ne

8*agit pas dB teat d'une loi qaeleâoque; p». exsmpttf : vé^kHkHutha ^cheheydoubebmth^ah^ath wehownnou [Traii6 BabtkKBUnOi fol. 93 r*),- ropteioB générale est que la Hischnab parle d'un cas oà les deux témeigiiage« oui été faits ensemble el ils ont été d^entis, ou le passage ^^-^M^koUha he-kkaphauth, traité Baba Kama, fol. 12, recto.J

4* 'La Mischnah ou la Beraltha ayant cité deux docteurs qui ne sont pas d*accord entre eux sur un ceftain sujet, elle ajoute souvent ve-halakhcJi, et Topinion générale ou la tradition s'accorde aVec Tun ou l'autre de ces docteuts. La Ohémara dit : ein^lemedm haiakhah mùhokh mitehnahj on n'apprend ptfs'Hk loi'd'ime misdlknalis o'e^t-ftHfire ^fuaod la M iachnab* dit que la halakhah s^acoorde a«ee tei ddeteor, on ne prend; -pas ^ur ték^ l'o;i^fnion de ce'doet0Bi eomme une loi établiet et indtooataUei Poaiiqaàit « <7eat que dans la M'¥rhP«^ lu wlot halakhah ne Teut pas diniot établi^ mùi» ^nwngénàraléi tandis qu'à i'époque thalmudi^e» le mot halakhah s'attpkg^it déjà le plus souvent dans le sens dô ioi traditionnelle; . . ,.. , ,•

5* Rabbi Job'ânan dit à ses disciples^: Quand je tous dis que la halakhah est d'accord aiec tel doctedr, vous ne devez pas tous y fier pour 'mettre cette idée en pratique ; il ûiut que j'ajoute le mot le^naa'aseh, pour la mettre en pratique. Il est évident que si rabbi Job'anan comprenait le mot halakhah dans le sens de lot iUMU, il n'aurait pas besoin d'ajouter '{emaa's«e/i, pour être mis en pratique. Mais rabbi Job'anan, qui était eontemporaiii de ftab, disciple de Rabbi, le rédacteur de la Miscbnab, employait encore le mot haàakho^i comme la> Misebnabi nen pas dans la sens de ^ difkùii'oeywm dans le jene d'4yiti»»(m fiénétak^

6* Rab Jottdab dit au jiom de Samuel, que le mot halakhah employé par le inty^^^nah du traité'OrkiA veut dire %A$a9e du pajM (v. plus haut, p. k^^

452 TABLB ALniA9^TlQUS

l'association des hctberimy patriotes dont on parle dans le traité bekhoroth [y. mon 5* tome, p. 332]. On donnait le nom de Kah&r par extension à tout individu lettré et même à un païen lettré [Traité Ghitin, fol. iO] ou à un khotUhi ou un tzdouki lettré [Nidah^ fol. 33, v*]. On donnait aussi le nom de h'aber à une nation [traité Betzah^ fol. 6 r*; Schabath, fol. 11; Jebamoth, fol. 62; Ghitin, fol 17; Eidouschin, fol. 72].

WX\ Kidouschy nouveauté, chose étrange, incompréhensible.

npm h'azakcthf de Kazaky saisir. Ce mot a plusieurs significations :

1^ h'azakah^ de Kazak^ tenir, saisir, prendre en possession. Si l'on achète un immeuble, la Koaakahy la prise en possession, rend la vente irrévocable. Si un individu a possédé un champ pendant l'espace de trois ans accomplis, il peut garder le champ s'il dit qu'il l'a acheté, et il est cru en vertu de la Kazakah^ la possession, de trois ans. Si un individu possède un meuble et si un autre prétend que c'est lui qui en est le propriétaire, l'individu qui le possède peut le garder en vertu de la Kaiak^^ la possession, à moins que l'autre n'appuie ses prétentions de preuves.

2' h'azakahj de Kazak^ tenir, conserver son état. Si une chose a changé d'état ou de maître sans qu'on sache à quelle époque ce changement ait eu lieu, on admet la h*azahah de l'objet, c'est-à-dire qu'on admet que la chose est restée dans son état primitif ou dans la possession de son premier maître, jusqu'à l'époque où le changement d'état ou de maître est devenu évident [voy. plus haut, p. 120].

3* h'cuuxJcahy de Kazak^ tenir pour certain, être convaincu d'une chose ; par exemple : on a la h'azakah, on tient pour certain que tel homme est trop honnête pour faire telle chose. Dans certains cas, on dit que si une chose s'est répétée trois fois,' on a la Kazakah^ on tient pour certain, que la chose se répétera encore.

nsnn houpah^ v. p. 157.

feOTt hina^ v. p. 246.

nfTpl h*€Lkirothj recherches, enquête. Ce mot s'emploie dans le Thalmud pour indiquer les questions concernant le temps et le lieu dans lequel les témoins ont vu une action, par opposition aux bedikoth^ qui indiquent d'autres questions qu'on leur adresse.

DBS TBRmS TBCBNIQIIES DR CR TOLUMS 453

nso tephah' mesure, la largeur de quatre travers de doigts.

nS'ITU, ravi, déchiré, dévoré; par extension : un animal ou un homme atteint d'une plaie ou d'une maladie incurable et rapidement mortelle.

t3T jabam^ v. p. 68.

îTOy jébamahj v. p. 399.

^TXO khouti, samaritain. Parfois ce mot désigne un païen ou peutêtre un chrétien.

n*D kharethy extermination. Ce mot signifie dans le Thalmud la punition d'extermination infligée par le ciel aux individus qui commettent certains crimes ; c'est, selon le Thalmud, la mort prématurée sans laisser des enfSuits.

TXyfTO khethoubahy au pluriel khethouboth^ de khathob^ écrire. CSe mot indique l'acte qui renferme les engagements du mari envers sa femme pour le cas de divorce ou de veuvage, c'està-dire les droits de la femme veuve ou divorcée de réclamer la somme légale de 200 ou do 100 denars. Le moi kheihovrbah s'applique par extension à l'engagement lui-même, quand même le mari n'aurait rien écrit. La dot s'appelait également khethoubah [v. p. 156, note 2].

^nOT 1*33 nairo khethoubaih bénin dikheriny v. p. 163.

VWth le-'hakhis^ pour mettre en colère ; par extension on emploie ce mot dans le sens de braver Dieu ou la religion.[voy. traité Synhedrin, fol. 26].

pMD miownj refus. Quand une fille mineure a été mariée après la mort de son père par sa mère ou ses frères, quoiqu'elle y ait consenti, le mariage n'est pas valable, et elle peut quitter son mari quand elle le veut. Cependant, on exige qu'elle prononce son refus devant un tribunal composé d'au moins trois juges. C'est ce refus prononcé devant le tribunal qu'on appelle miUmn [v. p. 99].

13D migo. Ce mot vient probablement de mighev; car le v peut changer en hébreu en u ou en o [en latin aussi, le i; peut changer en u; de même en français, par exemple : il au-ra, de l'infinitif av-oir ; en anglais, on met souvent w pour u]. Or mighev signifie de l'intérieur. Le mot mi-^o indique donc le genre des preuves qui sont tirées des débats mêmes des plaideurs, et non pas apportées du dehors par des té-

454 TABLB àLÊ9Âxtnq^

moinsi etc.; par exemple, on ad^^t comme preuvi» qae les paroles du plaideur sont Tndes, parce jque q-U aii|i,t youIu mentir, il aurait pu dire des choses plus fiiyorables pour lui [v. p. 112].

Parfois migo est la simple traduction de mithokh^ et s'emploie dans le sens de pairee que.

Hn^n\ïfTQ midèoraïthaj de Tenseign^^nt bil;»lique* 8<)uy^t .ç$ mot signifie trctdiHonneUe^ gue la tradition remonte ou non juscpi'à Moïse [1].

n^npmedinah [M^esseph] argent de la medinah. QdXXe locution désigne les pièces de monnaie de Jérusalem^.qui étaient composées d'une partie d'argent et de sept parties de. cuivre ; elles n'avaient donc que la valeur d'une 1/8 des pièces correspondantes de.Tyr^,{¥ay..Bekbprothy fol. 49 v^, commentaire de Maimonide sur la Mischnah.]

HTVD moda*a, communication. Quand un individu est forcé de fiiire une vente, un don ou un acte quelponque malgré lui, il fait auî)aravant Une moda'Uj communication secrète, devant, témoins, qu'il Va .faire un acte ma}gré lui;, puis il la jproduit^ quand il veut, pour annuler ract(s, en prouvant qu'il lui était extorqué par la violence {y. p. 117].

ynD tnehgy vient, d'après Buxtorff, du verbe molegy ëchauder. Je cr^ns .q)^'^ çst préféral}|e de le &^ d^riy^^ 4^8 J^gues classiques. E^ •M^.^^y ^ x^ ^ verbe làt^Ay^^v amelgeiny traire; un adjectif dffAoXfoc, amolgos^ l'^eiJ^r^tÇÛ-.roi^itrait, où Ve se change en o ; un substantif à}jLo\^t6c ou àjAoXytov, le vase dans lequel on trait. Les 'Romains* en ont fait le veille mulgeOf enfaisant subir- ao^mot deux ohasgements; •ip^oir>: le iretranobeanent de l'a initial et^le ehanfgeme&t de V^ en.u.- Les thadmudistes «valent donc,'pad- les^mômea^^hangements, de.moi KMdg ou vi^o/^ {t»^t 'o seremplaçasct i^oav^nt],i qu'ils devaient ^ prononcer < ^ufe^ -ou mof-eg/ d'après les principes de la langue hébnLîque{.qui>tnterealj|»;«un a entre, deux consonnes, comn^e dan^ kodesçhy de kodsch, sainteté. Otl il arrive souvent en hébreu que les voyelles changent de place entre elles comme dans Ùiomar\ tu diras, pour thamor fvoy. ma Grammaire hébraïque, publiée d'à-

l .' -i;! .>^ v^^ ; .1 — rr, — 'n t\\- • r »'; a|, — > un't>. ; \ ^\^\ f:^> M,] '

^{l)tJ[^ptw|;8bttveiU<«e;m6t iev^4iT^,bif)liquafA^ ^o^fi^^jf^^^s prf^fMfVes [t.

t ra4ité^ (^biti^, fol ^, ref to^,*?^! i;e^KdmîMi$(!l^ tijçaiwB ifetcfymfl^ilii^depruttha ;

il écoule U toi de la tnditioD, soit mosaïque, soit rabbinique [traité Baht

Mttiia, fbt. 70, recto).

DIS TninS TECHNIQUIS DB OB TOLUMB 455

^ord en a^l^ma^, xhez QrooU^aus^ à I^çipz^^ 0t,,piii6 en français) ch^ .^rt^nk, à Paris, 1862]. On a donc prononcé

mehg ipouT moleg. . :^ '.- -ii . *

On peut aussi admettre que les talmudistes ont emprunté ce, mpt .dir^em^t du .verbe grec àyJXyvf^ en intercalant un o wtre, leA coniH^nBes liât g, s Qn.en trouve une^analogie dans le nom d'un général du roi Agrippa, qui s'appelait en grée klxmoùjx^'fukouikloSi et «n latin ^j£^teu/û8 [Jos. IKita, 511] oujEqvicalus [L c. §§ 24 et 36], par l'intercalation d'un u ou d'un 0 entre les consonnes l et ft, cette dernière étant analogue au 9. • l

On appelle donc bien» melog\ les b^iens dont. le pajpital appartient à la femme et l'usufruit à son mari, comme si la femme avait une vache que lui appartenait et (iont le mari n'avait que le droit de traire le lait [v. p. i61 et 162].

nipiD i^lkhouthy flagellation, la peine du fouet [Deutéronome, ^*^j 1? 2j. , .

rtnmo moymh'ah^ homme autorisé par un dipIAme tle* rendre des dédsions et des arrêts judiciaires [voy. traité Sifih^rin, fol. 3, Raschi]. On trouve parfois l'expression ùVSrh nnOID fiKMmWah krabim, un homme pourvu d'une autorité légale [voy. ibidem, Thossephoth, article moufmh'ah]'^ moumh'ah lerabvm « donc la même signification ^e vnoiiiïnh*àh. Les autorisations se donnaient par le nassie ou par le clfef de l'ecql, ou par ceux qui avaient un diplôme. Elles étaient trè* rares et diificiles à obtenir, puisque Tilluçtre^ Samuel nei l'avait pas. On donnait parfois une autorisation pour un certain endroit seulement ou temporairement. Je crois donc quel'expression moumh'ah {erafrtm^ autorisé pour plusieurs, exprime l'autorisation générale et à vie^ par opposition à l'autorisation temporaire ou restreinte à certaines villes. Ce mot désigne aussi un homme expérimenté dans un art'quelconquci ou une chose éprouvée [Traité Schabath'^ fol. 61, recto ; Ëroubin, fol. 58 v<>].

'irnD moy^m^xr^^^^.fièmir^ chan^çr [m,ot.emplpy,é.par Je prophète aanB le. verset : c^ Une qatio^ change-^t-çll^ sq^. Dieu? » Jér;ém. u, U]; moitmar signifie fionc, pn ■ hpmme ^changé d^ns ses conyictions religieuses, devenu .athé^ .çtU>piLSsé à une autre croyance ; souvent le mot indique un homme qui abandonne certaines croyances, en gardant les autres; ??!flF.P^^:iV.^ W -Vexfirespi^n , n^fmrpf^r ,^ffql\çiff , çfi'ad, un nomme qui a abandonne une seule croyance ou qui a rejeté un seul commandement.

456 TABLs ALWUAMinqn

niD manah^ 100 denars.

mvû messirahy de inassar^ livrer, remettre. La mesrinEh est l'acte de livrer Tobjet vendu à Tacheteur pour rendre la vente irrévocable.

TVJnû [din] merovmàhy procès [suspect de] fraude, de rimah^ il trompa [voy. ma Législation criminelle^ p. 83].

;*D^VD meschikhah^ de maschakh^ tirer. La meschikhah est l'acte d'attirer l'objet acheté vers soi pour rendre l'achat irrévocable [v, p. 300].

TXTOD misehnah^ redoublement, ampliation, de schcMoh^ redoubler. Rabbi Joudah le nassie a rédigé le recueil des sentences des docteurs, qui étaient ses prédécesseurs ou ses oontem-

Sorains. Ge recueil constitue l'ampliation, le dentéronome u code biblique ; comme le cinquième livre de Moïse est le Deutéronome des autres livres du Pentateuque [1]. On donne donc le nom de mischncÂh au recueil de ce rabbi Joudah, comme aussi à chaque passage de ce recueil, au pluriel mischnajoih. Du temps de la Ghemara, on donnait le nom de mischnah aussi aux recueils des autres docteurs, qui portent à présent le nom de bera!tha; par exemple : mischnath rabbi Eliezer ben Jacob ^ la mischnah [ou la beraîtha] de rabbi Ëliézer, fils de Jacob [Eroubin, fol. .62]. On lit dans une beraîtha : Qu'est-ce que c'est qu'une rrUsdmah? Rabbi Meyer dit que les halakhoûh, sentences [écrites] , s^appellent mischnah [Kidouschin, fol. 49 r*]. On distinguait la mischnah de rabbi Joudah le nassie par le pronom notre; par exemple : khôl makom scheschanak rabban Simon ben Gamaliel be-^mischnathenou^ partout où rabban Simon, fils de Qamaliol, a émis son opinion dans notre mischnah, c'est-à-dire dans la mischnah de rabbi Joudah » . Te ruissie [qui conserve à présent le nom de mischnah], par opposition aux mischnajoth des autres docteurs [qp'on appelle à présent beraXthoth], 11 y avait du reste avant rabbi Joudah le norssiey le rédacteur de la Mischnah actuelle, d'autres recueils de docteurs, qu'on appelait mischnah [voy. p. 56]. La Ghemara dit qu'il y avait 600 ou 700 sedortm, divisions, de mischnajoth [traité H*agigahy fol. 14 r*^]. Rabbi Joudah le nassie a lui-même admis dans son recueil des mischna-

[IJ Le mot a dans le Thalm ud un a au lieu de i*e qu'il a dans la Bible.

DBS TKilfBB TBCmnQm DK CX VOLUVE 457

jotk rédigés avant lui [voy. ma Législation criminelle^ p. Si], D'autre part, on trouve qu'il manque, dans le recueil rédigé ar rabbi Joudah le nassie des sentences quMl a prononcées ui-mème et qui ont été recueillies par d'autres dans une beraltha [voy. ibidem, p. 85].

Mn^tfiD mathniiha, est synonyme de beraltha. On vient de voir qu'à l'époque de la Ghemara, les recueils cpi'on appelle à présent beralthoth portaient souvent le nom de mischnah, mais plus souvent on les désignait par le nom de mathnitha^ qui est la traduction chaldéenne de l'hébreu mischnah (le schin change en thavy Vah qui est une désinence féminine change en thav^ également désinence féminine, et on ajoute un a final, qui est l'article chaldéen].

TT3 nedeTj un vœu.

^D'd nissany nom du premier mois des Hébreux [Esther, m, 7], correspond à avril-mai. Raschi dit qu'on faisait la moisson dans ce mois [v. traité Sinhedrin^ fol. 26, Raschi.]

n22 nokheriy étranger, païen. Très souvent ce mot désigne dans le Thalmud une certaine classe à l'exclusion des autres païens, exemple : Rab dit : U est plus facile de supporter un Ismaélite qu'un nokheriy il est plus facile de supporter un nokheri qu'un Kaber^ certaine nation païenne [voy. Schabboth, fol. U, r*], [v. introduction].

my^ naa'rah^ jeune fille. Dans le Thalmud, ce mot désigne une jeune fille arrivée à sa première majorité [l'âge de douze ans accomplis], par opposition à ketanahy mineure, et bagroihy une fille mûre arrivée à la majorité complète.

M^VJ nassie^ le chef suprême des Juifs en Palestine.

D13y akhowm^ mot composé des initiales de obedé Khokhabim (yur-mazalothj adorateurs des étoiles et des planètes. Ce mot désigne les païens en général; il désigne souvent, dans le Thalmoud, une certaine classe à l'exclusion des autres païens, comme nokheri qui se rapporte souvent aussi à une certaine classe [voy. article nokheri\,

ViatîTS prozbouly composé de deux mots grecs : 7rpo<, *pros^ devant, en présence de, et pauXi^, boulé, sénat, assemblée délibérante, salle du conseil d'État. Moïse a défendu aux créanciers de réclamer leurs dettes à la fin de l'année de la schmitah [Deutéronome, xv, 2]. Mais à l'époque de Hillel, on

456 TIBU ALFHAB*nQim

trouvait que cette loi faisait du tort au crédit. Hillel a donc établi que lès créanciers vinssent avaat la schmitah devant le sénat ou le tribunal pour lui remettre leurs créances, afin qu'il fit payer les dettes en son nom et non pas au nom des créanciers.; X^ tribunal rendaît du reiste les.actes aux créanciers, e^a l^ur 4onnant un écrili^ppeU prozboiUj qui constatait la remise des actes >au tribunal. SÎ Ici créancier se; présentait api:^ l'année .4e la scbmîtab avec ce fmoKbouly c'était CQipme^ ç^il réclamait. la detto au nom, du tribunal, fi^^qiiel.il l'a rf^mise avant la scbmitab^ Or, la loi biblique ne peut s'appliquer qu'à un individu qui r^lamq.en «ou propre nom, car Moïse voulait. qu!îl y.eilt .pri^scription. dans la schmitah ; mais la prescription ne s'applique pas aux dettes enregistrées dans les archives du tribunal [v. p. 16].

«iuin9 perqutahj la plus petite pièce de monnaie de cuivre. Le Talmud pa^le de la peroutàh^ comme le Nouveau testament dé l'obole.

rtDIS parsah^ est l'espace (ie quatre m^les tbaln^u4ique8 [traité Pessahimj ïo\. 93, verso; le Thalm^.dit qu'un l^omme ordinaire peut parcourir à pied dix parsoth par jour.

mws pescha/rah, veut dire tiède, modéré, mi^tigé. Rendre un jugement par une pescharah^ veut dire juger non pas d'après la sévérité de ^JQi, mais 4'aprè^ l'éqj^t^éy .en {irenant en considération les cixconj3tai]^ces de.Ia ca\)sç ,e,t celles des plaideurs. ÏjSl pescharah exige le consentement des deux parties.

L^2 ^HV tzon barzelj v. p. 291.

tflWt ^^dotfMj^.saduçéen. Parfois ce mot désigne un païen, parfois un chrétien.

i^wrry kidouschifiy de kaddsch, sanctifier, destiner, vouer. On distinguait cher les Juifis la noce a^|>elée ntssoum,'et le mariage appelé kidouschin, qui se faisait lonj^temps, d'ordinaire douze mois, avant le jour de la noc& |^v. p. 398]; dans ces do.uze mois la.f^mme s'appelait a7:o^sà^^ da^l^ la. Bible fji^0ta^8ahj après, la i\oce elle, ét^t n&^puah ou e^çheûv- 2/tac^. t^a^gl^eiqara du (m'on. dqpnâ «^i^,ipariageçe nom pour inc^qu^r^qve.Je^ipwi^^ad fa, f^m^-^W^ le .fjonde

q^pie .un^e.^çhftp? ^*îr^^'t^^^^P>-?9?Jii«ftt©^Hj#/'PifW® ^ femme devient sacrée pour tous lés Hommes, qui doivent la

respecter. Tandis que la Bible elle-même n'a qu'une eipres-

DU TBBIIBS TBaUriQUn DB CM TOLUm 459

sion profane pour désigner le mariage,' comme le verbe lakafi'j prendre une femme,, con^joae a^ussi les mots latifis.et grecs adoptés par l'Église qui désignent l'acte de. mariage, et qui n'ont riexi de sacré.; îaThalmud seul app^llç.le marjage kidouschiriy, dç, là rne-fçofiçschy /celui quJi^, épouse., une f^mme; me^fçoy4^chethyX^ip^nBi^; jt^.us ces m^ta yiei^nent de./ca(^osc/f,,.sanctifierr La formule, raJbhinlqife. que ie fiancé (loit prononcer en s'adr^sant à la .fia^ç^â pQyj.. accomplir i'&çte de n^iage.est: harè ^aih.rn^f^pde^f^eih ^i, te. voilà sanç^^éç pour Q^oi, Cette {6r9iu|e,.aana laquelle, le mariage est nui, e§t encore employée da 908 joui^^par. les Juifs, . jcf crois que,. le Thalmud était,.oJt>lig4/de c|;içrch6r un mot spécial Y^^ désigner, , une cho^ ^^ci^lef, La, feo^mç. était lUi^xiée j^ >i;\n acte 4ég^ 4ouze oçiois s^ya^t la Qoce e^^,pe^dant ces dou^e ^raçis elb k\^f. tenue^.à^ $jl;re $/l^le .jiK^mme une femme m^ipiée) et, en même teQips^,elie,..$itait défendue à son pariiuirm^me jusqu'au jo^r de la noce. Ge^f^sage n'exisjLai^ ,.ch|^z. aucune nation, il,.était spécia/ aux Juif3 aux époques bibliqi^e e^1|thalxpuflique,.j)eià l'expre^ssion .^éciaZe de kidQ%tëçf^in pour désigner, qi^e, ^a fen^me 4isyient sacrée pour tout ie monde et pour le mari [v. plus haut Tlntroduction].

^3p kinjariy acquisition^ désigne l'aéte qui .rend valable l'achat ou la donation. Ce molj indique surtout l'acte suivant.: quand on vendait ou clonnait un meuble, l'acte ou la donation ne (^eveiQiaii valfd^le que pa^^un deç.^o^i^ jcnod^s d'acquit sition, savoir par la meschikhah de Tapq^éreur,, ou^par la messirah, ou par le soulèvement de l'objet. Si deux individus éciiangeaient entre eux deux objets, il suffisait que l'un d'eux fît l'acquisition de l'objet de loutre par un des trois n^9d03 .i^;V'^amentionp$s, pour qpe l'at^tr/e acquit le sien« Si ces trois modes n'éta^nt paç appli(:|^ble8; dan3 1a yçi^te ou dans la donation d'un objet, par exemple si rol)jet se trouvait dans un endroit éloigné/ on. en (aieait^ d'acquisition par le mode d'échange:, ainsi l'achetei^r dpnnait au vendeur un objet qu'il a sous là main en écliange de eelui qu'il achetait ; le vendeur ayiknttaqquifSt^p^r la n^eçcf/t^^ etc., l'objet de l'acheteur, celui-ci devenait le propriétaire de l'objet vendu. Danls ie :temj>s biblique; l'acheteur employait ^cet effet le soulier [Ruth, iv, 7]; à l'époque talmudique, on em-

▼ente ou nme transaction quelconque, ou pour confirmer un

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engagement verbal pour le rendre irrévocable [voy. ma Législation criminelle, p. 40, 64].

31 rofr, »3*i rabbij p*i rabbarij étaient des titres acquis par un diplôme donné par le nassie ou par ceux gui avaient un diplôme. jRa6 était synonyme de rabbi; seulement les amoraïm [docteurs de Babylone postérieurs à la rédaction de la Mischnah], s'appelaient /}a6, ceux de la Palestine portaient le titre de Rabbi. Il est à remarquer qu'aucun des thanaSm [prédécesseurs ou contemporains de rabbi Joudah, le rédacteur de la Mischnah] ne portait le titre de Rab, et cela pour deux causes ; d'abord ils étaient tous de la Palestine, il n'y avait guère d'école à Babylone avant Rab, le disciple du rédacteur de la Miscbnah ; ensuite le langage de la Mischnah se rapproche plus de l'ancien hébreu que celui de la Ghemara, qui est plus chaldéen. Le mot rabban était un titre plus élevé que rabbi; on trouve rabban Gamaliel, celui qui a acquitté les apôtres [voy. Actes], et rabban Simon« fils de Gamaliel. Le rédacteur de la IVIischnah s'appelait d'ordinaire Rabbi; son disciple rabbi ÂJ>ba s'appelait d'ordinaire Rab. Quelques docteurs étaient connus par une dénomination composée de leur nom et de leur titre; comme Rabba de rab Abba, Rabbina de rab Abina; d'autres s'appelaient mor, qui était aussi un titre comme mar Samuel; ainsi trouve-ton Mar fils de rab Asché.

KmS:i wn resch galoutha^ chef de l'exil.

vrph vn Risch Lakesch^ abrégé de rabbi Simon [fils de] Lakesch [v. p. 114].

^*1 Raschi^ mot composé des initiales de rabbi Schelomoh izaaki [fils d'Isaac], le commentateur de la Ghemara.

13W schober^ brisant ; par exemple : une quittance qui brise ou annule la valeur de l'acte de prêt.

D3^ maw sckomereth jabam [v. p. 74].

Itov schtœTy au pluriel schtarothj acte, document.

ytn TOV schUxT hob, acte de prêt, créance.

rtanyo schmitahj relâche ; la septième année, on fidsait relâche des travaux du champ.

tntr schanaUj de êchamah, étudier. Le mot s'emploie seulement de Tétude de la mischnah; exemple : seharwu KaUhaimim^

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les sages ont lu dans une mischnah ; car ce verbe dérive du substantif mischnah.

nSW, schophar^ trompette, cor; l'instrument qu'on emploie encore de nos jours dans les synagogues au nouvel an religieux et dans les jours précédents.

ninnSlp^V schikoul hadaa'thy action de peser la question dans son esprit ; cette expression désigne un cas pour lequel on peut trouver des arguments pour et contre.

^>3V1V schouschbifij ami des noces, garçon d'honneur.

TioSn Thahnvdy enseignement, étude. Ge mot désigne l'ensemble de» mischnajoth et de la ghema/ra qui s*y rapporte ; car cet ensemble forme l'étude complète des lois israélites. On a vu que la Ghemara est le recueil des commentaires et des sentences qui entourent la Mischnah comme un glossaire et qui sont dus aux a/nwraïm. Or, on a deux recueils de cette nature : on a d'abord rédigé le recueil des commentaires et des sentences des cvmoraùm de la Palestine et de Jérusalem. Ge recueil réuni avec la Mischnah constitue le ThcUmiuiJerurschalmij Thalmud de Jérusalem. Plus tard on a rédigé le recueil des commentaires et des sentences des a/moraïm de Babylone. Le deuxième recueil réuni avec la Mischnah constitue le Thalmud Bahli^ Thalmud de Babylone.

l'oSn thalmidy D3n ToSn thalmid h'akham^ disciple d'un sage, expression modeste pour désigner les sages, comme on dit en grec f iXôdo^, ami de la sagesse, philosophe, pour désigner un sage. D'autre part, le mot thahnid Kakham ou thalmid^ disciple, était un titre honorifique, comme dans le Nouveau Testament le mot disciple. La Ghemara dit qu'on appelait thalmid, disciple, un homme qui savait les sentences de tous les traités thalmudiques [Kidouschin, foL 49 V].

ton tharuiy au pluriel thana-im; ce mot désigne les docteurs qui étaient antérieurs ou contemporains du rédacteur de la Mischnah. Ge mot vient de mathnitha, la traduction chaldéenne de mischnah; thana indique donc les docteurs antérieurs ou contemporains du rédacteur de la Mischnah, parce que leurs paroles sont consignées dans une mischnah ou dans une beiâïtha [mathnitha]. Parfois on donnait le nom de thana à celui qui lisait une mischnah ou une beraîtha [mathnitha]; par exemple : tha/ni (hanàka/mè derab NaKormon, un thana lit devant rab Nah'aman dans une beraîtha

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[yoy. Traité Baba Metzia, fol. 27, 57, 113]; ihani Ihana kamè derab Schescheih, un thana lit une beraltha devant rab âchescheth [Synhedririj fol. 78 ; KidotLidiirij foL 77 V"]. La Ghemara dit : Qu'est-ce que c'est qu'un thana? Un ihana e9t un homttie qui a lu les< halaJkhoÙh^ Vé sip/^ra, h-sipHrè et la thossephiha [JTidousc/itn, fol. 49 ^]. Le mot thana s'emploie parfois pour déBignéî un homme qui -étudie principalement la mischnah et.. la beraitha, par opposition aux hommes supérieurs dont l'étude est plus .avancée; par exemple dans le passage suivant : « Si l'homme qui entre dans le he Khenischlha [maison communale destinée aux prières et à Tétude] tminn tMourbà merttbâfumj ta ftàvant, qpi'il étu4ie une halakhah; s'il est seulement ua thanaj qu'il récite seulement une mischnah ou une beraîtha; s'il ne sait q^e la Bible, qu'il lise un verset.» [Meghitah^ foL 28 ▼*].

^sr\ thanoUj ils ont lu dans une mathnitha (beraîtha); ce mot est la traduction chaldéemre de sdhanbu^ et il s'emploie seulement de la lecture «l'une mathnitha; exemple t (hanou rabcman^ nos irabbins àtiX lu dans une 'beraXlba.

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nonn ihroumah [v. p. 158].

ni9Din Thossephothf augmentations; commentaires thalmudiques ajoutés à celui de Raschi par la collaboration de docteurs juifs français. . ' *

MHSDin thossephthay est synonyme de beraltha; ce mot signifie augmentation, ce qu'on a ajoutera la Mischnah ou i la Bible comme coïnnientaire.

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