XVIII COMPARAISON AVEC LES LQIS PAÏENNES
c'est-à-dîrô qu'ils n'observaient pas les lois delà justice, puisqu'ils n'admettaient pas le principe de solidarité, dont je viens de parler, de sorte que lé tri-» banal païen acquitterait lé défendeur dans un cIeis pareil, en disant au demandeur que c'était ^ lui de mettre son bœuf à l'abri des accidents. Si donc un tribunal juif'acquitte le défendeur dans le cas de la mischnah, il agit conformément aux lois du pays et au principe de Samuel [v. plus bas, p. 174 et 175]. La loi mosaïque qui commande à celui qui trouve un objet, de i^echercber celui qui l'a perdu et de le lui rendre, était également une loi nouvelle, qui n'était pas admise par les païens de l'Asie même à l'époque tkalmudique. Ceci résulte de la beraïtha qui dit : oc Au commencement [avant la perte deTindé*^ pendance nationale], celui qui avait trouvé un objet, le publiait à Jérusalem pendant trois fêtes successives [pendant les fêtes on y venait en pèlerinage de tous les pays], pour que celui qui l'avait perdu pût venir le réclamer. Depuis la destruction du temple on se contentait de le publier dans les synagogues et dans les écoles publiques. Plus tard on ne pouvait plus faire ces publications, car on craignait les prétentions des païens, qui voulaient enlever les choses trouvées pour les donner au roi » [traité Baba metzia, fol 28, V. ma traduction de ce traité, p. 131]. Il est évident que, pour que le roi pût réclamer les choses trouvées, il fallait que la loi païenne déblarât celui qui les avait perdues comme déchu de tout droit sur elles*. Un païen qui a vu un Juif trouver une bourse, lui dit qu'il pouvait la garder, car, ajouta-t-il, nous ne sommes pas des Persanes qui
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enlèvent les choses trouvées pour les donner au roi [L. c]. Ce païen n'a pas du tout pensé à celui qui a perdu la bourse. Dans le traité Berakhoth on dit aussi, que celui qui trouve un objet perdu par un autre^ est exposé à ce que le roi Tenlève [Berakhbth, fol. 60].
Il résulte de tout ce que je viens de dire, comme de beaucoup d^'autres passages thalmudiques que, si un Juif trouve un objet qu'un païen a perdu, il est obligé de le lui rendre, surtout si la loi païenne du pays or-» donne la restitution, car d'après le principe de Sa*? muel admis par tous les docteurs du Thalmud sans exception, les lois païennes d'un pays sont oblîga^ toires pour les Juifs qui y demeurent. Une beraïtha dit qu'il est défendu de vendre à un païen de la viande Terephah [défendue' par les lois juives], en le trompant et en lui faisant croire que la viande est Kc^her [Holin, fol. 94, verso]. Il en résulte qu'il est défeiidu de tromper un païen et de lui faire le moindre tort ; taouth goy Assouty il est défendu de tromper un paSén.
Les lois thalmudiques concernant les paiens^ leurs lois et leurs témoignages.
Les Juifs dispersés dans les divers pays des païens devaient, d'après les docteurs du Thalmud, respecter avant tout les lois du pays où ils demeuraient, et ils ne devaient jamais leur opposer les lois civiles de leur code. Samuel dit, qu'en Perse le temps de la prescription \hazakaK\ pour des iinmeubles doit. être