‹ Législation civile du ThalmudChapitre 18 sur 63 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

quaient les animaux pour étudier la structure de divers organes, comme rabbi Jérémie qui examinait les tubercules quadrijumeaux chez les oiseaux (v. p. 252), cabbi Josué, fils de Lévy, étudiait la structure des testicules (p. 251), etc.

Les docteurs acceptaient les idées médicales de leur époque, et ils consultaient les médecins dans les cas douteux (v. traité Nidah, fol. 22, verso, et plus bas p. 307 et 355).

L'observation des faits, comme pour les médecins modernes l'observation clinique, était pour les docteurs du Thalmud la base principale de leurs décisions médicales. Ces pieux docteurs croyaient à l'observation plus qu'à la tradition. Rabbi Abbi pensait qu'une plaie des reins n'était pas une maladie assez grave pourrendre un animai terephah, car cette maladie n'était pas mentionnée dans sa pathologie traditionnelle. On lui dit que cette plaie doit être mortelle, puisque les chasseurs tuent un animal en le frappant dans cet endroit, Rabbi Abba chercha à défendre la tradition, en disant que l'animal pourrait guérir, si au lieu de vouloir le tuer, on voulait le soigner (v. p. 282). Mais Rab dit que la plaie d'un seul rein rend un animal terephah, et la ghemara adopta l'idée d-e Rab (v. p. 284).

Rabbi Triphon pensait, que l'extirpation de la matrice était une maladie assez grave pour rendre un animal terephah. Mais ses collègues lui communiquent l'observation des vaches et des porcs de l'Egypte, auxquelles les marchands qui les vendaient pour l'étranger, extirpaientla matrice, pour qu'elles ne pussent pas propager la race dans d'autres pays,

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