‹ Législation civile du ThalmudChapitre 19 sur 63 · LA MÉDECINE DU THALMUD. XXIX · texte numérisé non relu

LA MÉDECINE DU THALMUD. XXIX

«t ces vaches et ces porcs se portaient bien après ropération. Rabbi Triphon se rendit à Tévidence, et il avoua qu'il s'était trompié (v. p. 332).

Le célèbre Rab, le plus grand docteur de son époque, trouva que sa pathologie traditionnelle n'était pas suffisante pour décider dans tous les cas de naaladies et de difformités {moum)^ si elles sont curables {7noum ober)j ou non {moum keboua). Il se mit donc en pension chez un berger pour dix-huit mois» afin d'étudier les diverses diff'ormités sur les animaux (v. traité Synhedrin, fol. 5, verso).

On invoqua l'observation pour le cas d'une perte de substance de la trachée (v. p. 295). La ghemara connaissait le fait, qu'une personne enfermée hermétiquement dans une chambre, meurt plus vite quand il y a dans cette chambre une chandelle allumée ou quelque chose qui brûle (v. traité Synhedrin fol, 77 et ma législation criminelle p. 129).

Enfin les expériences et les vivisections étaient faites par les docteurs du Thalmud, pour résoudre certains points douteux. C'est ainsi que rabbi Joudah croyant que la privation du duvet était pour les oiseaux assez grave pour les rendre terephah, rabbi Simon fils de Halaphtha fit une expérience en privant une poule de son duvet, et en la soignant ensuite par la chaleur, et il a réussi à la guérir, le duvet ayant repoussé (v. p. 296). Le même rabbi Simon a fait encore d'autres expériences, ce qui lui a valu le surnom askan bedebarim^ cherchant à vérifier les théories (ibidem, et traité Holin fol. 57). Baba, fils de Bouta, dit que l'albumine se coagule par la chaleur, et que c'est par ce moyen qu'on peut

Page 1