‹ Législation civile du ThalmudChapitre 31 sur 63 · LA MÉDECINE DU THALMUD. XLV · texte numérisé non relu

LA MÉDECINE DU THALMUD. XLV

présentent les signes des deux sexes à la fois, et les ioumtoum, ceux qui n'en présentent aucun^

On trouve dans un endroit (traité Jebamothi foi. 80, verso), qu'un docteur admit la possibilité du séjour d'un fœtus dans l'utérus pendant plus de neuf mois, inême jusqu'à douze mois. J'en ai trouvé l'analogue dernièrement dans un journal de médecine, intitulé le Praticien, journal hebdomadaire de médecine, Paris, 43, rue du Four-Saint-Germain. Voici ce qu'on lit dans ce journal dans le numéro 10, le 10 mars 1879, p. 123 dans l'article : Grossesse pro- * longée. « Il s'agit d'une dame qui accoucha le 7 dé- « cembre dernier, d'un enfant mâle, fort et vigou- « reux, d'une taille et d'un poids beaucoup au-dessus « de la moyenne. Le travail traînant en longueur, « on appela M. Duncan,^ qui termina l'accouchea ment avec le forceps. lise rappela alors qu'environ « quatre mois auparavant, il avait vu la malade, et « qu'à en juger par le volume de son ventre, il la « croyait alors complètement à terme. Naturelle- « ment fort étonné, il interrogea la dame, et voici « ce qu'elle lui apprit: Ses règles avaient cessé « depuis le {^janvier) elle avait senti remuer Ten- « faut dès le commencement ou le milieu de mai*y a elle pensait accoucher du 15 au 21 octobre. Gepencc dant, ainsi qu'on vient de le voir, elle n'accoucha « que le 7 décembre. Son ventre avait pris des di- « mensions énormes, qui auraient pu permettre de « conclure à une grossesse multiple. Elle avait « déjà eu trois enfants : elle avait porté le premier « pendant trois cents jours, le second et le troi- « sième environ deux cent quatre-vingt-cinq jours.

XLVl INTRODUCTION

« Quant à la quatrième grossesse, elle aurait eu « une durée précise de trois cent vingt-cinq jours, en « comptant à partir de la cessation des règles. »

« Ce fait est certainement l'un des plus extraci ordinaires qui aient été publiés jusqu'à ce jour, A « Texception de la grossesse de trois cent vingt-deux « jours mentionnée par Leishmann, il n'existe pas « encore, à notre connaissance, d'observation ana- « logue » (Med. Times et Journ. de méd. de Bordeaux). Les faitsque Le Praticien cite du Med. Times et du Journ. de méd. de Bordeaux, viennent donc confirmer l'observation du Thalmud.

Le cas cité par Vidal de Cassis dans sa pathologie chiriirgicale, qu'un mâle a donné à téter à son . petit^ se trouve aussi dans le Thalmud (v. traité Schabbath, fol. 53^ verso) (1).

Enfin nous mentionnerons que la science de la médecine était très-recherchée en Israël.

11 y avait à Jérusalem un médecin nommé pour soigner les prêtres et le personnel du temple, et le» docteurs disaient qu'il ne fallait pas demeurer dans un endroit où il n'y a pas de médecin.

(1) Une beraïtha'rapporte ce fait comme un miracle, parce que la mère mourut après l'accouchement, et que le père n'avait pas de quoi payer une nourrice. Il esta remarquer que deux docteurs du Thalmud, Abayé et rab Joudah, font de tristes réfie^dons sur ce prétendu miracle. Quel malheur, disent-ils, pour cet homme, pour lequel la nature a dévié de ses lois éternelles. Il n'y a que rab Joseph qui félicite cet homme ; peut-être que ce docteur, ayant été aveugle, ne voyait pas ce qu'il y ayait de choquant dans cette anomalie.

Quand j'étais interne de médecine à l'hôpital de Bicôtre, hôpital des vieillards de Paris, j'ai vu un vieillard qui avait des mamelles comme une femme ; elles étaient comme celles d'une femme très âgée.

COMPARAISON AVEC LA MEDECINE d'HIPPOCRATE XLVII

comparaison de la pathologie du thalmud avec celle

d'hxppocrate.

Quand on compare deux systèmes entre eux, comme rien n'est parfait dans ce monde, on trouve nécessairement qu'aucun d'eux ne se distingue uniquement i^av des qualités exclusives, mais que ciiacun d'eux présente aussi des lacunes qu'on ne trouve pas dans l'autre. Tout le monde sait que la collection des livres hippocratiques, livres qu'Hippocrate lui-même et ses disciples ont écrit exclusivement pour la médecine, est remplie de notions médicales très-importantes» qu'on ne trouve pas dans les sentences des docteurs du Thalmud, lesquels ne nous ont laissé aucun ouvrage exclusivement médical; mais on ne sait pas qu'on trouve dans le Thalmud l'ostéologie très-détaillée, tout un système de pathologie, et des notions diverses dans les diverses branches de la science médicale, toutes choses qu'on ne trouve dans aucune des œuvres hippocratiques. On sait qu'on trouve dans le Thalmud parfois des sentences écrites dans un but médical, des conseils hygiéniques et des méthodes de traitement pour certaines maladies, ou plutôt pour combattre certains symptômes ; mais les passages les plus nombreux et les plus importants sont ceux que le Thalmud a rédigés dans un but tout à fait extra-médical, comme ceux qui concernent les ierepkotk^ qui ont pour but, non pas d'apprendre à guérir un homme ou un animal d'une maladie quelconque, mais d*ob-

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