‹ Législation civile du ThalmudChapitre 58 sur 63 · TRAITÉ HO LIN · texte numérisé non relu

TRAITÉ HO LIN

consulté pour un cas pareil les savants et les médecins (1), et ils m'ont dit qu'on peut guérir l'animal en ravivant la plaie avec un os (2) ; on ne le fait pas avec un instrument de fer, car il blesserait et ferait du mal.

MISCHNàH.

Si un animal a avorté, il ne faut pas enterrer le fœtus dans un carrefour, car c'est une des pratiques à'Emori (c'est une superstition païenne, car les païens» dit Raschi, le faisaient, croyant qu'ils-empêcheraient par cette pratique l'animal d'avorter une seconde fois)*

ghemârâ.

Âbayé et Rabba disent tous les deux : Les pratiques en usage qui peuvent amener une guérison (rd/>Aot«a^), n'entrent pas dans la catégorie des pratiques païennes (il est donc per* mis de recourir à ces pratiques). Si elles ne peuvent pas (raisonnablement) être considérées comme des moyens curatifs, elles entrent dans la catégorie de pratiques païennes (3).

(1) On voit que les docteurs du Thalmud étudiaient sérieusement la médecine, et consultaient au besoin les médecins pour rendre des décisions conformes aux idées médicales de l'époque.

(•2) On ravive, dit Raschi, avec un os (pointu) les parties molles, pour les faire saigner^ et par suite de la sortie du sang les parties se recollent à Tos fracturé, ce qui amène la guérison. C'est, dit Raschi, ainsi qu*agissent les médecins.

(3) Je n'admets pas ici l'interprétation des commentaires, et c'est pour les réfuter que j'aitraduit ce passage. On parle ici des maladies des hommes, comme la lèpre, de celles des animaux, Tavortement d'un animal, et de celles des arbres. Dans toutes ces trois catégories de maladies, on ne permet que les pratiques rationnelles, mais on défend les pratiques superstitieuses, en les appelant dar^ khé hùemori (pratiques païennes). Ainsi, la mischnah défend d'enterrer le fœtus avorté, comme pratique superstitieuse, car il n'y a

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