‹ Législation civile du ThalmudChapitre 6 sur 63 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

d'abord à ce but principal, d'avoir la pluî? grande certitude de la mort prompte de Tanimal. Or, tous les animaux terrestres, pour continuer leilr vie animale, ont besoin de deux organes, dont Tun prend du dehors l'air qu'il respire^ et l'autre reçoit la nourriture qu'il digère. On avait donc pensé qu'eii coupant les deux conduits, savoir celui de Vè\t ei celui de la nourriture, la mort serait la plus assurée ; de là le précepte formel de couper la kanah^ la trachée, et le veschet^ l'œsophage. Nous savoiis maintenant que les plaies de la trachée et de l'œsophage sont loin d'être toujours les plus sûrs moyens d'dssurel* la mort rapide, et que ces plaies peuvent même guérir. Mais non-seulement on ne peut pas en vouloir aux thalmudistes, de ce que la médecine était moins avancée à leur époque qu'elle ne l'est de nos jours, mais encore on peut ajouter, qu'en fait, les thatînudistes ne se sont pas trompés, et que leur méthode se trouve en réalité être le plus sûr moyen de la mort rapide; puisque l'opérat^pn faite d'après les préceptes thalmudiques, amène nécessairement la plaie des veines jugulaires et des artères appelées carotides, et l'animal meurt sûrement et promptement par l'hémorrhagie, s'il ne meurt pas encore plus vite par l'asphyxie, quand le sang vient à boucher la trachée et à empêcher ainsi l'entrée de l'air dans les poumons.

A cette occasion, je ne peux pas m'empécher de faire remarquer la profondeur des vues, le véritable génie médical d'un des docteurs duThalmud. A leur époque si reculée de la nôtre, Rabbi Joudah, a déjà compris, que les plaies de la trachée et de l'œsophage

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