CHAPITRE III BATEAUX A VAPEUR
Il y a lieu de distinguer, parmi les bateaux à bord desquels sont placés des appareils à vapeur, ceux qui sont affectés à la navigation maritime et ceux qui sont destinés à un service sur les fleuves, rivières, canaux, lacs ou étangs d'eau douce.
Il convient, en outre, de distinguer ces bateaux, dans chacune des deux catégories, suivant qu'ils sont pourvus ou dépourvus d'appareils propulseurs.
Les renseignements qui concernent ce sujet sont fournis, annuellement par les commissions de surveillance.
§ 1. — Navigation maritime, non compris la marine militaire
La statistique des bateaux à vapeur qui ont servi, en 189o, au transport sur mer des voyageurs et des marchandises, ou bien à la remorque, se résume, pour la France, ainsi qu'il suit :
Nombre des bateaux à vapeur 785
— tonneaux de jauge > 822.000
— chaudières servant à la propulsion. 1 .626
— machines 821
— chevaux-vapeur 666.754
1 La jauge nette, mesurant la capacité disponible des bateaux à vapeur de transport, non compris naturellement les remorqueurs, n'est que de 447.000 tonneaux.
Les bateaux dont il est ici question sont ceux qui ont été en service dans Tannée ; leur nombre est nécessairement inférieur à celui des bateaux existants.
Il ressort des chiffres ci-dessus que la moyenne a été d'environ 1.047 tonneaux de jauge et de 849 chevaux-vapeur par bateau.
En 1894, le nombre des bateaux ne dépassait pas 766, dont la puissance moyenne était de 834 chevaux.
Ces renseignements ne comprennent pas les divers appareils auxiliaires installés sur les bateaux pour la manœuvre des treuils, des pompes, etc.
En 1895, on a compté parmi ces appareils 430 chaudières, 170 récipients et 3.622 machines d'une puissance totale de 36.700 chevaux-vapeur.
Dans les chiffres qui précèdent ne figurent pas non plus les bateaux de plaisance et ceux de pêche, mus par la vapeur.
En 4895, ces bateaux étaient au nombre de 182 jaugeant 9.800 tonneaux et présentant une puissance de 17.500 chevaux-vapeur.
En ce qui concerne la répartition entre les divers départements du littoral, on a relevé 256 bateaux en service dans les ports du département des Bouches-du-Rhône et 159 dans ceux de la Seine-Inférieure. Viennent ensuite la Loire-Inférieure (82 bateaux), la Gironde (56), la Charente-Inférieure (45) et le Nord (:<8).
En Algérie , l'effectif des bateaux, en 1 895, a été de 52 bateaux de transport et de 7 yachts de plaisance, contre 40 et 8 en 1894.
§ 2. — Navigation fluviale
La statistique des bateaux à vapeur de transport ou remorqueurs qui ont navigué, en 1890, sur les fleuves, rivières, canaux, lacs et étangs d'eau douce, présente les généralités suivantes :
Nombre de bateaux à vapeur 561
— tonneaux de jauge 55.400
— chaudières servant à la propulsion 617
machines 613
.— chevaux-vapeur. 58 . 443
BATEAUX A VAPEDR
La capacité et la puissance moyennes des bateaux ont été de 99 tonneaux et de 104 chevaux- vapeur en 1895.
Nombne et puissance mowice des bateaux a vapeup de tpansport ou nemorqueuPs.
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VU]] il millimètre pour 50 bateaux ou chaudières. Mneiies ^ ^ millimètre pour 10.000 chevaux -vapeur.
De même que pour les bateaux de mer, les chifTres qui précèdent ne comprennent pas les appareils auxiliaires servant à divers usages, non plus que les bateaux de plaisance.
Ces derniers ont été au nombre de 178, jaugeant ensemble 1.816 tonneaux et réunissant près de 500 chevaux-vapeur.
Les départements de la Seine, de la Seine-Inférieure, de
la Gironde et du Rhône sont ceux qui renferment le plus grand nombre de bateaux à vapeur.
Les diagrammes que nous reproduisons ci-dessus permettent de suivre le développement qu'a pris la navigation à vapeur, tant maritime que fluviale, pendant la période de 1875 à 1895.
C'est en 1879 qu'on a commencé à relever le nombre de chevaux-vapeur des machines servant à la propulsion des bateaux sur mer.
Ce nombre a augmenté de 192 0/0 dans l'intervalle des seize dernières années. Pendant ce temps, le nombre des bateaux s'est lui-même accru de 67 0/0.
En ce qui concerne les bateaux en service sur les fleuves, rivières, canaux, etc., les accroissements ont été, dans le même laps de temps, de 207 0/0 pour la puissance et de 41 0/0 pour le nombre de bateaux.
§ 3. — Bateaux stationnaires
ET AUTRES MUNIS d'aPPAREILS NON PROPULSEURS
Le nombre des bateaux de cette nature qui ont fonctionné dans les ports maritimes (dragues, grues, etc.) ou qui ont navigué sur mer, tels que les bateaux de pêche à voiles, a été, en 1895, de 343.
Ils étaient munis de 348 chaudières et représentaient une puissance de 6.200 chevaux-vapeur avec 346 machines.
Sept bateaux de ce genre ont été également employés en Algérie.
D'autre part, on a compté, sur les fleuves, rivières, canaux, lacs et étangs d'eau douce du territoire, 349 bateaux stationnaires (bateaux à lessive, dragues, grues, chèvres flottantes, pompes d'épuisement, etc.), contenant 366 chaudières motrices ou calorifères et 284 machines d'une puissance totale de 3^900 chevaux-vapeur.