‹ Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison;Chapitre 158 sur 164 · DE L EUROPE · texte numérisé non relu

DE L EUROPE

esprit public, de tout sentiment généreux, de toute religion et de tonte morale, la suprématie des sciences physiques et la domination des artistes et du commerce. Il n'est pas inutile d'observer que le parti philosophique , qui dispensait en Europe la considération, en attendant qu'il y usurpât la domination, avait pris à tâche, depuis que la France avait donné des rois à L'Espagne, et que ces deux puissances s'étaient unies d'un lien indissoluble, de déprimer l'Espagne et de mettre l'Angleterre au premier rang des nations, et cela même n'était pas sans conséquence.

Les politiques ont pu croire que dans cette guerre la France enlèverait a son ennemi le Portugal pour le donner à son allié. Us se sont trompes; m, lis cette réunion, que la nature commande, arrivera infailliblement lorsque l'Espagne ou le Portugal perdront leurs colonies (1), qui affaiblissent les moyens d'attaque de l'Espagne, et donnent au Portugal des moyens de défense. Alors, si les révolutions des siècles et les besoins de la société amènent en Espagne, à la tête des affaires et des armées, des Ximenès et des Gonzalve, la France et l'Espagne, favorisées du climat et du sol, fortes de leur position, et plus encore du caractère de leurs habitants, unies inséparablement d'intérêts, donneront des lois à l'Europe.

Nous aurons occasion de développer, dans les réflexions suivantes sur la paix de Westphalie, des considérations ultérieures sur la politique de la France.

1) Les prédiction! de l'auteur, comme on voit, sont antérieures à relies d M. l'abbé de Pradt, quoiqu'elles n'aient pas fait autant de bruit.

{Xute de l'Éditeur.)

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