‹ Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison;Chapitre 26 sur 164 · LIVRE i , criMM nu: r · texte numérisé non relu

LIVRE i , criMM nu: r

rois supéri< tir ali pouvoir domestique, non pas pour l'affaiblir ou même le pa I le pouvçir domestique esl indépendani dé tout pouvoir humain, mais pour en maintenir et en protéger l'exercice. Ainsi comme le poupublic seul petit, par la force dbfil il dispose, ôter à une famille un père coupable, le chef de tout pouvoir, celui à qui tout pouvoir a été donné, même Sur lu terre, peut seul, par les événements qu'il permet ou qu'il dirigé, changer dans un État un chef prévaricateur \ et l'on peut regarder comme une preuve

de cette dernière proposition, que l'affaiblissement du christia- <> que les chefs des nations cessent de protéger, a été eu Europe le principe de ces terribles révolutions dans lesquelles les nations ouï été entraînées , et OÙ leurs chefs ont péri par l( \ mains des peuples que l'irréligion' avait pervertis (g),

Dans la religion primitive ou patriarcale, qui formait le culte (\c+ premières familles, tout était domestique; le ministère ou ni k c était uni à la paternité; les fidèles étaient la famille, et Dieu lui-même, pouvoir suprême, ne voulait pas être rendu public au dehors, et représenté sous des figures ou images taillées, connue il le dit lui-même dans le Décalogue. Aussi, lorsque par la multiplication des familles la paternité devint une •ute, le sacerdoce s'unit naturellement à la dignité politique, et cet usage se retrouve chez tous les premiers peuples, les Hébreux exceptés, et s'apercevait mémechezlesRomains(A).

Mais à mesure que la religion devint publique, tout dut y devenir public, lois et personnes. Ainsi Dieu donna aux Hébreux des lois écrites, et lui-même manifesta sa présence d'une manière

rieure dans le tabernacle. Le sacerdoce se distingua du

• de la nation juive, comme la nation elle-même, revêtue

3 l'univers d'une sorte de sacerdoce, se distinguait des autres peuples. Enfin, lorsque la religion nationale des Juifs n'a plus convenu à l'état avancé du genre humain, et qu'elle a dû devenir non-seulement publique, mais générale, le pouvoir divin s'est manifesté d'une manière plus générale, et la plus

•raie possible pour les hommes,puisqu'il s'est fait homme; il a publié les lois de l'amour de Dieu et de l'amourdu prochain : lois les plu ;, puisqu'elles comprennent la loi, et m*

prophètes .In hisduobusmandatis unùn < ■ - ndet et prophè-

te. Ses ministres ont r< çu une mission générale pour instruire

l'univers :Ite, docete omnes génies, et les sujets ont dû être actuellement ou éventuellement le genre humain, et fietunwn ovileet unus pastor. L'ordre public politique s'est également distingué de l'ordre domestique ; l'État a eu son chef, ses ministres, ses sujets autres que ceux de la famille. L'homme de la religion, l'homme de l'État, l'homme de la famille, ont été distingués l'un de l'autre, an point que le ministre de la religion, et quelquefois celui de l'État, n'ont plus été des hommes de la famille. C'est là la raison générale du célibat, si justement prescrit aux prêtres, et dont nos lois même militaires font à la plus grande partie des guerriers une nécessité. Là est la raison de la défense du mariage faite aux membres des ordres religieux et politiques, véritables familles, les plus anciennes, les plus puissantes de toutes, et dont le célibat des membres a fait la fécondité, la force et la durée.

Enfin , à considérer la société dans ses différents états , et à les comparer entre eux , on pourrait dire que la religion est le pouvoir, et que la famille et l'État sont ses ministres , et les moyens qu'elle emploie pour conserver l'espèce humaine par la reproduction des individus, la connaissance de la vérité, la répression du mal; minister Dei in honum. Malheur aux gouvernements qui renversent cet ordre , et regardent la religion comme leur moyen !

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