LIVRE II , Cil LPITRE II
contradictoi que l'homme ne peut dans Le même état de
société, obéir à la luis à de s opposées (c).
La loi est la règle de V homme, puisqu'elle le conduit parle chemin le pins court au !>icn où il tend, en lui apprenant ce qu'il doit fajre et ce qu'il doit éviter. Elle est la pensée de Dieu
ir former la pensée de l'homme, la raison de Dieu pour éclairer la raison de l'homme, la volonté de Dieu pour diriger iptioQs de L'homme : elle suppose en Dieu l'intelligence qui peut enseigner, parce que cette intelligence sait tout d'ellemême, et dans l'homme l'intelligence qui doit appren
• que cette intelligence ne sait rien d'elle-même; en Dieu ! ouvoir décommander, dans l'homme le devoir d'obéir, et par conséquent la faculté de no pas obéir, ou le libre arbitre (d).
Mï.
La légitimité des actions humaines consiste dans leur conformité à la loi générale, et leur légalité dans leur conformité aux lois locales. Légitimité est perfection , bonté absolue, nécessité; légalité est convenance , bonté relative, utilité. L'état le meilleur de soci i est celui où l'état légitime est légal, et où 1 étal Légal est Légitime, c'est-à-dire celui où les lois locales sont des conséquences naturelles de la loi générale, où tout ce qui est bon t st une loi. et où toute loi est bonne. i la ce (pie veut dire J.-J. Kousseau dans ce passage déjà cite, où distinguant les lois fondamentales des lois politiques, il dit : « Les lois politiques sont fondamentales elle-inèines, si » elles sont sagi -
Tout peuple dont les lois particulières ou locales, loin d'être des conséquences naturelles de la loi générale et fondamentale,
permettent l'infraction de cette même loi, comme l'idolâtrie,
aile barbait: ou licencieux, le droit illimité de la guerre, la polygamie, n» . t pas un peuple » i qu :lquc poli qu'il soif
d'ailleu :s dans les arts et dans le commerce (/).
Le civilisation n'a donc commencé que chez Les Juifs; elle n'a été consommée que chez les chrétiens, et L'on peut avancer, comme un l'ait attesté par l'histoire de toii^ les temps, qu'à considérer l'univers ancien ou moderne, n. v a. oubli de DfEi et
OPPRESSION DE l/tfOMltE PARTOUT l SCE,