‹ Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison;Chapitre 43 sur 164 · CONSTITUTION DE LA SOCIÉTÉ PUBLIQUE · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DE LA SOCIÉTÉ PUBLIQUE

Puisqu'il y a un pouvoir public, il y a des sujets publics et des ministres publics; il y a une société publique, parce que les manières d'être sont essentiellement relatives, et les personnes sociales nécessairement homogènes entre elles (a).

Les rapports des personnes publiques entre elles, exprimés dans les lois, forment la constitution de l'Etat ou de la société publique,

Le pouvoir public doit être, connu." le pouvoir domestique,

oumis a Dieu seul et indépendant des hommes, c'est-à-dire

qu'il doit être un, masculin, propriétaire, perpétuel; car sans

unité, sans masculinité, sans propriété, sans perpétuité, il n'y

a pas de véritable indépendance.

Le pouvoir public porte les lois, et lestait exécuter par ministres. Ces loisdoivenl être lùssi l'expression 'de la volonté générale, c'est-à-dire qu'elles doivent être des conséquences plus ou moins éloignées^ mais toujours naturelles, des lois fondamentales, qui sont la volonté de l'Être suprême, dont le pouvoir est l'organe et le ministre immédiat, et qui assurent la < onservation de l'ordre public comme de l'ordre domestique.

Les ministres, dans un État constitué, participent des fonctions, et par conséquent delà nature du pouvoir, et pour être indépendants des hommes et ne dépendre que du pouvoir, ils doivent, comme le pouvoir lui-même, être du sexe fort, être uns, c'est-à-dire former un corps perpétuel et propriétaire.

Leurs fonctions se réduisent à deux, à la fonction àe juger les infractions faites aux lois, et à la fonction de combattre ou punir les infracteurs. (Voy, la constitution de la société religieuse).

Les sujets publics, ou le peuple, est le terme de la volonté du pouvoir et de Faction du ministère, et c'est à son utilité que tout se rapporte dans la société, constitution et administration.

Le pouvoir et ses ministres doivent être honorés, et tout ce que nous avons dit du pouvoir domestique doit être appliqué au pouvoir public (b).

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