‹ LeibnizChapitre 159 sur 310 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

MATIÈRE ET PENSÉE

L. Genèse du système. — La « nouvelle hypothèse »; — la Théologie; — l'Alchimie; — Aristote; — les mécanistes; — Galilée; — Platon; — le voyage à Paris; — entrevue avec Spinoza; — la « communication des substances » : Spinoza, Malebranche.

II. Nature de la substance. — De la pluralité à l'unité; — Pessence de l'être est d'agir ; — l'essence de l'être est de connaître ; — comment les substances sont des « miroirs vivants de l'univers » ; — la matière première et la matière seconde; — pourquoi les substances n'ont pas d'action transitive.

III. Infinité numérique des substances. — Pluralité des substances : Locke et Spinoza; — qu'il existe un monbre infini de substances; — analyse de l'idée d'infini et critiques du P. des Bosses.

IV. Du parallélisme. — Principes théologiques de la théorie; — la loi d'accord ; — comment la similitude de la représentation et de son objet peut varier à l'infini; — qu'est-ce qu'agir et pâtir?

V. Corollaires du monadisme. — Idéalité du corps et théorie de la « monade dominante » : encore le P. des Bosses; — idéalité de la matière, de l'espace et du temps; — critique du monadisme par le chanoine Foucher; son importance historique.

« Tous les phénomènes corporels se font mécaniquement ; mais les principes généraux du mécanisme découlent d'une source plus haute1. » J'ai montré « par les Mathématiques mêmes », que les [Cartésiens] « n'ont point les véritables lois de la nature », et que pour les avoir il faut considérer dans la nature « non seulement la matière, mais aussi la force2 ». Et voilà le point central auquel se rattache tout ce vaste système de philosophie qui s'appelle le Monadisme.

Page 1