‹ LeibnizChapitre 173 sur 310 · Cour., Op · texte numérisé non relu

Cour., Op

4. Voir sur les atomes et le vide : Gerh., Math., VI, 48, 73-74 {Hypothèse physique)-, Leibniz, en ces passages, maintient encore leur existence, bien que sur les atomes il ait déjà des réserves, comme on l'a déjà vu. Mais, à partir du Pacidius Philalethi, il prend position contre Démocrite, Epi cure et Gassendi et ne cesse de lutter jusqu'à la tin contre leur doctrine. V. en particulier : Gerh., Math., VI, 84-86 (Rép. à Honorât Fabre, 1677); — Cout., Op., 522-523; — Gerh., Phil., VII, 280-283; Ibid., 284-288 (16î)0); Gerh., Math., VI, 229, 248, 491; — Erd., 126b (1695); Ibid., 159b (1698); Ibid., 186b(1702); — ' Gerh., Phil., III, 487-535 {Corresp. avec Harlsoeker, 1706-1712); Ibid., V, 17 (17J4); — Erd., 679b (1712).

l'infini1. Ce langage est déjà celui que Ton trouvera plus tard dans les « Nouveaux Essais »2.

Arrivé en Hollande vers la fin de la même année, Leibniz va voir Spinoza auquel il est recommandé à la fois par Oldenburg3 et Tschirnhaus4.

Que se passa-t-il dans cette entrevue entre l'auteur du Traité théologico -politique et celui de L' hypothèse physique , que Spinoza d'ailleurs connaissait déjà5?

D'après un passage de la Théodicée, il semble que l'entretien n'ait été qu'une série « d'anecdotes sur les affaires de ce temps-là » 6. Mais, si l'on consulte les autres textes qui se rapportent au même sujet, on s'aperçoit bien vite que telle n'est pas la vérité. Leibniz nous dit lui-même, dans une lettre à Galloys, « qu'il a veu [Spinoza] en passant par la Hollande » et qu'il « luy a parlé plusieurs fois et fort longtemps7 ». La question se précise encore à la lumière d'un fragment inédit qui fait partie de la liasse théologique : « Je l'ai, dit Leibniz, entretenu quelques heures, passant à la Haye, et j'ai appris le reste de quelques-uns de ses sectateurs que je connaissais assez familièrement8. » Et, parmi ces sectateurs du penseur juif qui sont en même temps des éclaireurs pour Leibniz, il en est au moins deux qui sont ici particulièrement visés : Tschirnhaus, disciple de Spinoza9, et Frans Van den Ende, son ancien professeur de

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