Oerliardl, PIUI. Sclu:, éd. cit., t. 1", p
r, , .. 1)1 •; c-;.,. ,-.fi cil t 1" 1). 07. i' lettre au (iuc J.-Prede-
I 111 1) il6 : « Rue Garancière, proche de baml-Su pic a ^^"»^'K,"- Li 'lede Saint-Quentin ». adresse donnée par ^'^^'"'^ \;^'"1^. dère, par sa grave et silencieuse élroilesse, est une dos plus caiaclens tiques du (luarlier du Luxembourg.
4 Gerh ! Pkil. Sckr.. éd. cit.. t. !". p. 68 : « Da ich einigen adytum bey considerablen Leuten, selbst minislris liabe. »
5. Cf. Klopp. éd. cit., t. m, p. 26. I>armi les P'a-i^ P^f ''t'^.;' ^,7, mère pour son élève. Leibniz indique les conversations d la Cour et la présentation au Daupliin.
6. Guhrauer, biog. cit., t. 1", p. 147, et F. de Careil, éd. c.L, t. l-'. p. 3o2.
L EGLISE UNIVERSELLE
chargé par Hiict de rédiger une Biographie pour le Dauplîin. Il choisit celle de MartianusGapella. ^ Déjà il comprend Funion nécessaire de l'érudition et de la religion : Quoi de plus utile que la connaisance des langues pour la preuve des Yérités de la reh'gion " ? Désormais, il travaille dans les Bibliothèques et fait de précieuses découvertes, surtout en histoire ^
Il est donc personnage officiel en quelque sorte. On le croirait déjà courtisan. Mais voici que nous le voyons, en môme temps, fréquenter ouvertement chez Arnauld. Nous sommes en 1672. Depuis trois ans à peine, Arnauld a abandonné Port- Royal, à demi rassuré par la Paix de l'Eglise. Or, à partir de 1670 environ, il inaugure une lutte contre les Calvinistes, et d'une manière générale contre les Protestants '*. Néanmoins il accueille Leibniz, sans doute à cause de Boineburg. — Peut-être, d'ailleurs, dès cette date, autour de Leibniz, s'édifie le vaste espoir de conversion, auquel collaboreront, en un accord bizarre, Arnauld, le Landgrave von Hessen-Rheinfels et l'ordre des Jésuites. — Aux réunions du Faubourg Saint-Marceau, probablement assez fréquentes % on parle philosophie ou théologie. Leibniz, dans la préface de
1. Le choix de Gapella n'est pas sans intérêt, car Leibniz citera plus tard plusieurs fois Gapella, et relèvera son expression de « intelligentia exlramundana ». Gerhardt, Plùl. Schv., éd. cit., t. VI. p. 248, in Théodicée, par. 217.
2. Gerliardt, Phil. Schr., éd. cit., t. III. p. 8. Lettre à Iluet. 1673.
3. Lettre à la comtessse de Kielmannsegge. Gf. Guhrauer, biog. cit.. t. I", pp. 112-113. Les lettres à la comtesse de Kielmannsegge ne tigurent pas dans le catalogue de Hanovre.
4. Gf., sur le rôle d'Arnauld à cette époque, Sainte-Beuve, Port-Royal. Passim et particulièrement, t. Il, p. 195, V, [). 318, etc.
5. Je dis « assez fréquentes » puisque, dès le 12 septembre 1072, Arnauld écrivait déjà ceci : Gf. Klopp, éd. cit., t. II, p. 139, Lettre d'Arnauld à Arnauld de Pomponne : « Gelui qui vous rendra ce billet est un gentilhomme allemand, qui a infiniment de res[)rit et qui est très habile en
LA GENÈSE RELIGIEUSE
la Théodicée, dit avoir donné à Arnauld un dialogue latin sur la Prédestination en 1673 ^
Arnauld conviait ses amis. Un jour, il avait prié quelques Jansénistes, parmi lesquels Nicole et Saint-Amand, probablement, dit Leibniz, « pour me montrer aux plus distingués de son parti' ». Or, au môme moment, Leibniz commençait de connaître les Jésuites : Le P. Berthet et le P. de La Chaise'. Il était lié d'autre part avec Malebranche; et même la conversation fut un jour assez sérieuse pour que Leibniz la continuât de suite par lettre : « En retournant chez moi, j'ai médité sur ce que nous avions dit de part et
d'autre*. »
Pourtant il n intriguait pas. « Le meilleur talent dont je me flatte, » écrivait-il plus tard à Pellisson, « est celui de pouvoir connaître et honorer les grands hommes, mais le plus souvent, c est par un silence respectueux ; et quand j'étais en France, je n'osais pas m'ingérer dans leur connaissance que lorsque les occasions se présentaient bien à propos'. » Voilà pourquoi il ne connaît pas Pellisson lui-môme % ni Bossuet\ On
toutes sortes de sciences. // m'es/ venu voir trois ou quatre fois poUr m'entretenir de philosopliie. » (Non souligné par Tauteur).
1 Cf Gerhardt, Phil. Schr., éd. cit., t. VI, p. 43. Préface de la Tliéodicée. Gf. Id., t. I", p. 353. Lettre à Malebranche, 16<.)4.
2. Guhrauer. biog. cit., 1. 1-', p. 118. Se rappeler l'anecdocle du « Pater » citée plus haut, pp. 86 sqq. Gette réunion eut lieu probablement en