‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 122 sur 306 · Guhrauer, biog. cit., t. !•% p · texte numérisé non relu

Guhrauer, biog. cit., t. !•% p

des premières recherches, il reste inquiet et impatient, tant qu'il n'a pas atteint les racines véritables d'une science et n'est pas remonté vraiment jusqu'aux principes '. Or il connaît mal, avant son arrivée à Paris, les mathématiciues. 11 a déploré la médiocrité des doctrines allemandes, qui l'avaient pour ainsi dire contraint de tout trouver Icntemenl et par luimême. Il aimait découvrir et se lassait de toute redite. « C'est marier un homme », écrivait-il plaisamment un jour, (( que de l'engager dans un ouvrage qui l'occuperait toute sa

vie"\ »

Peut-être cette confession s'éclaire-t-clle maintenant. A Paris, la science étreinte d'enthousiasme fut la mathématique. Mais par elle les autres disciplines aussi se transformaient, sans que Leibniz en eût tout de suite conscience.

Il faut remarquer que tous les hommes religieux avec qui Leibniz s'entretenait à Paris étaient en même temps mathématiciens: tel Malebranche, tel Arnauld. Huyghens, qu'il reconnaît pour maître % était mathématicien et philosophe. La future correspondance de Leibniz et de Huyghens se partagera entre des discussions sur la Caractéristique universelle et des dissertations sur le vide et les atomes, voire sur l'Existence de Dieu chez Descartes \ D'autre part, les conversations avec Arnauld ne furent pas uniquement philosophiques ou théologiques ; Leibniz parle quelque part des « Essais de géométrie » d'Arnauld". Dans un fragment récemment [)ublié, il

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