Id., t. I", p. 203. Lettre à M"» de Brinon (s. d
3. Selon la doctrine métaphysique de Leibniz. Cf. « Monadologie » Par. 5i : « Chaque possible ayant droit de prétendre ix l'existence à mesure de la perfection qu'il enveloppe. »
4. Cf. F. de Careil, éd. cit., t. II, p. 86. Lettre à M-"" do Brinon, 18/28 février lt)95.
l'église universelle
l'Éo'lisc qu'il te soit comme un païen et un publicain \ » Sont-ils sûrs de comprendre ces paroles ? L'hérétique est damné, parce qu'il désobéit et non parce qu'il croit mal. Damnera-t-on les hérétiques, qui ignorent la vérité parce qu'ils sont nés distants de la foi par Tespace ou la durée? On voit pourtant que saint Salvien a excusé les Ariens, parce qu'ils ne furent pas désobéissants. Ils parlaient avant la décision de rÉglise'. On objecte que les Protestants désobéissent : mais, si rhérésie véritable est définie une résistance volontaire et opiniâtre, les Protestants sont dans une ignorance moralement invincible '. Ils parlaient, eux aussi, avant la décision de rÉglise. Car peu importent les questions dVantériorité ou de postériorité. <( Les opinions ne sont pas volontaires, et on ne s'en défait pas quand on veut^ » Par suite, seuls seront damnés ceux qui seront hors de l'Église par leur faute \ Si l'on est « effectivement de bonne foi et sans opiniâtreté, » on n'est pas un hérétique véritable \ La conscience de chaque fidèle est toujours le dernier juge \
Il existe pourtant des fautes damnables. Mais « ime erreur de foi on hérésie ne damne peut-être que parce quelle blesse la charité et funion^ ». Protestants et Catholiques seront égale-