‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 182 sur 306 · Id., t. I", p. 371. Même lettre · texte numérisé non relu

Id., t. I", p. 371. Même lettre

L ÉGLISE UNIVERSELLE

nisme « à des vérités populaires' ». Or, rargument ne valait point contre Leibniz, qui s'efforçait d'associer à sa philosophie les mystères du Christianisme. Entreprise que Bossuet jugeait illégitime, parce qu'elle était toute rationnelle : il se félicitait que la transsubstantiation, opposée à la raison humaine, fût du moins en parfait accord avec elle-même et avec les grands principes du Christianisme -, Oublions la raison humaine, affirmait-il, non qu'elle soit contraire à la foi, mais parce qu' « il n'a pas plu à Dieu que nous sussions toujours le moyen de les accorder' ». Le Christianisme forme une doctrine totale et fortifiée d'une logique interne. Par exemple, les Protestants ont dépouillé l'Eucharistie de toutes les difficultés mystérieuses ; ils l'ont, disent-ils, accordée avec les sens. Peut-ôtre : mais nous, Catholiques, nous l'accordons avec rÉcriture, si bien que nous seuls sommes véridiques. Nous n'avons qu'un seul objet : entendre l'Écriture \ On ne le peut dissimuler : « ... L'Évangile est visiblement rempli de ces hauteurs, et... la simplicité de la doctrine chrétienne ne consiste pas à les rejeter ou à les affaiblir... ' ». C'est peu de dire que les Mystères exigent de nos plus grands penseurs des efforts métaphysiques surhumains. Toute métaphysique rationnelle est encore trop inférieure à la tension spirituelle qu'imposent les Mvstères. 11 fautfairedon de soi à Dieu. Écoutez le maître lui-même : Ipsum audite. Vous ne pouvez comprendre tout,

i. F. de Gareil,éd. cit., t. I«', p. 385. Lettre de Bossuet à Leibniz, 28 août

2. Cf. Bossuet, éd. Guillaume, éd. cit., t. III, p. 108. Fragments destinés à faire réponse aux accusations des Protestants après l'Exposition.

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