Id., t. III, même fragment, p
4. Id., t. III, môme fragm . p. 113. Cf. encore Histoire des Variations^ livre vil : « On ôte les difficultés du mystère de l'Eucharistie. » (Ed. Guillaume, t. III, p. 2G9.) *
5. F. de Gar.'il, éd. cit., t. I", p. 385. liossuet à Leibniz, 28 août 169:î.
L OBSTACLE
dites- VOUS ; et vous ne possédez pas la vérité totale : mais vous êtes unis à celui qui la possède, de sorte que vous devez dire : «... Je crois hardiment où je ne vois rien, parce que j'en crois celui qui voit tout ». Vous ne connaissez pas Dieu, mais Jésus est venu vous en instruire :7/>.s^,7/^ie enarravit'. Dès là que vous admettez que Dieu a parlé et que TÉvangile est le Livre saint, la tradition se confond essentiellement avec Dieu ei l'Évangile. Ce n'est pas esprit de routine qui la fait si jalousement maintenir. Mais, si Dieu fut inspirateur, il a vraiment posé, dès l'origine, des principes ; d'où cette thèse que « la vérité... venue de Dieu a d'abord sa perfection- ».
Doctrine non contraire au Protestantisme essentiel, qui conçoit la corruption comme dérivée et non comme primitive. Examinées philosophiquement, la discipline catholique et la discipline protestante sont toutes deux ambitieuses de trouver une tradition qui ait d'abord sa perfection. Seulement, les Catholiques croient avec Bossuet que cette tradition est tout aussi divine, visible et intégrale au xvi« siècle qu'à Thcure des premiers apùtres ; les Protestants la croient de plus en plus obscurcie, d'ailleurs toujours reconnaissable ^ On ne doit pas s'étonner d'une telle analogie ontre deux Églises pourtant irréductibles : en effet, tout créationniste, qu'il soit Catholique ou Protestant, concevra un Dieu ayant d'abord réalisé en son achèvement un monde
1 Jean I 18 — Cf. Sermon Sur la soumission due à la parole de Jésus- Christ, éd. Lebarq, éd. citée, t. III, PP- 2W et 245 : « 0 hommes nul de vous n'a encore vu Dieu; vous ne savez ce qu'il en faut croire, m la voie qu il faut tenir pour aller à lui: « le Fils unique qui est en son se.n » qui pénètre tous ses secrets, « lui-môme est venu vous les raconter »; Ipse, ipse enarravit. » (p. 245).