‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 192 sur 306 · Id., t. !«■•, p. 461. Même Réponse · texte numérisé non relu

Id., t. !«■•, p. 461. Même Réponse

L OBSTACLE

De Taveu de l'abbé Pirot, aux instances du clergé la reine Catherine de Médicis résista toujours, sous prétexte que l'acceptation du Concile « serait un obstacle au retour des rcligionnaires dans le sein de l'Église' ». Le clergé poursuivit ses instances jusqu'en 1635. Dès 1G15, d'ailleurs, il avait déclaré qu'il recevait le Concile et qu'il voulait adresser une remontrance au roi. Mais la remontrance fut « supprimée [)ar le magistrat de Paris- ». Sans doute un auteur prétend qu'un édit de Henri 111 ordonnait de recevoir le Concile (1579) ; mais . cet édit n'a pas été retrouvé, et on ne le voit cité qu'une fois '. Enfin, à Saint-Denis, Henri IV fit une profession de foi conforme à celle de Pie IV, sauf en ce qui regarde le Concile de Trente. N'est-ce point encore la preuve que le Concile était suspect et considéré toujours comme un obstacle à l'union '? Bossuet jugea quelque peu vaine cette enquête minutieuse. Il ne comprit pas le point de vue tout historique de Leibniz. Pourquoi la France agit-elle ainsi? Fut-ce surtout [)Our des raisons dogmatiques? Assurément non; mais afin d'obéir aux exigences du parti protestant. Bossuet ne se doutait pas qu'une telle fusion du profane et du sacré est, à certaines époques, indispensable. Il se demandait en quoi ce dernier Concile diiTérait de tous les autres : Tr'ente fut-il donc })olitique et non rehgieux'? S'il fut politique, toute puissance dogmatique lui peut être contestée. Et que veut-on dire par

1. F. de Gareil, éd. cit., t. l«% p. 445. Extrait de la Dissertation de M. l'abbé Pirot sur le Concile de Trente.

2. Id., t. I«»^ p. 447. Extrait de la Dissertation de M. l'abbé Pirot sur le Concile de Trente.

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