Id., t. l"'", p. 468. Môme Réponse
4. Pallavicini lui-même convient de ce droit de l'I^upereur. Cf. Istoria del Concilo di Trente, Roma, 16ufi-16o7, ouv. cit., 1. VI, ch. iv. Cf. trad. française éd. Migne, 1844, t. II, p. 36.
L EGLISE UNIVERSELLE
légat de TEmpereur romain. De la sorte, aucun assujettissèment n'est à craindre, de l'Eglise aux Etats; et Ton trouve « un juste tempérament entre la puissance ecclésiasti.jue et séculière^ ». Si Ton avait agi ainsi, peut-être la colossale séparation du Nord et du Midi eût-elle été évitée'-.
Tout autre fut la méthode romaine. La Cour de Rome s'est hâtée et s'est moins souciée « d'ofîenser irréconciliablement des nations entières » que de « choquer Scot ou Cajetan))"\ On a parlé avec dignité et réserve u de ce qui était en dispute avec les Scholastiques », [)endant qu'on « tranchait net » sur les controverses entre Catholiques et Protestants '. Href, il y avait une majorité dTtaliens soutenus par un roi d'Espagne « enlelé des moines » tandis que la France était gouvernée par une Italienne et pardc^s [)rinces de la maison de Lorraine* Ces prélats « firent des décisions à outrance à l'égard de la foi », n'entendirent aucune opposition, et vouliu'ent vite « apaiser le monde, qui avait été dans l'attente de quelque chose de grand ^..» Toute espérance de réconciliation fut dès lors perdue. Rome voulait avant tout maintenir son autorité. Peu lui importaient des peuples éloignés, pou vu que son pouvoir augmentât encore sur les fidèles qu'elle retenait'.
1. F. de Careil, éd. cit., t. H, p. 469. « Réponse de Leibniz au Mémoire de l'abbé Pirot. »