‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 202 sur 306 · livre entier · texte numérisé non relu

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Ces lignes, extraites d'une lettre à un anglican, sont volontairement hostiles. Néanmoins, étant dalées de 1705, elles résument les irritations de Leibniz-. Irritations qui commencent de s'affirmer à partir de 1094. Durant les deux années

l.Gerhardt.P/ii7. Sc'/in//e«.éd. cit., t.lll,p|). 303-304. Lettre à Th. Burnett, U déceinbiv 1705. Leibniz correspondit également avec lévèque de Salisbiiry Gilbert Burnett, parent do Th. Burnett.- Outre ce texte, il faut citer les leUres inédites à Beausobre,8oclobrel697,àSpanheini,2laoatl6<J/,etc. Gf aussi Lettre inédite au comte de Flemming, février 1702, F» 5 verso : « Vous m'avez i)arlé un jour. Monsieur, d'un gentilhommepolonais, qui simagine de pouvoir porter la Cour de Rome à je ne sais quelle reconciliation avec les Protestants. Gela me parait peu probable, et je connais trop cette Cour et les prélats de ce parti pour l'espérer..., ayant eu moimême des communications avec TEvéque de Meau.K sur ce sujet,

(lui m'envoya ses pensées qui apportaient en effet quelques nouvelles

facilités, mais qui ne paraissaient pas encore suffisantes. Cependant je serais curieux de connaître le nom et les vues de ce gentilhomnrie, dont il faut louer au moins le courage et la bonne volonté.— » Le gentilhomme polonais s'appelait M. de Jakkow (cf. Ibid. f" 10). D'autres textes prouveraient d'ailleurs que Leibniz attacha grande importance aux lettres de Bossuet (Cf. Inédits, riiéolof/ie, volume VI, 15, F» i, verso, note marginale). Une référence de Y Histoire des variations, comprise dans les Inédits, Théologie, Vol. LX, f» 384. montrerait que Leibniz a lu Bossuet attentivemenL 2. Bossuet meurt en 170i. La dernière de ses lettres est datée, dans l'édition F. de Careil, du 17 août 1701.

l'obstacle

1695 et 1696, Bossuet restera silencieux; seule, W de Brinon agira. En 169o, Févêque de Neustadt, Spinola, meurt^ Leibniz écrit au vicaire général, pour que l'on veille à la conservation des papiers et pour que Ton tente quelque nouvelle ouverture. Désormais il correspondra fréquemment avec le nouvel évoque, comte de Buchaim. Plusieurs fois il parle de son projet d'aller lui-même à Vienne ^ en 1698, il attend « une déclaration publique dans les formes' ». Mais cette déclaration, il la désirerait d'abord secrète \ Un jour, il reproche à Févèque d'avoir envoyé à Rome un document écrit et non pas un théologien ; « car un écrit ne se saurait défendre lui-même ni satisfaire toujours aux difïicultés qui ont coutume de survenir^ ». Il s'inquiète du trop grand nombre de personnes qui sont mêlées à cette affaire ; il s'étonne qu'on ait communiqué le texte de la négociation à un controversiste peu sûr qui ne connaît point particulièrement les théologiens de Rome. Ne peut-on craindre dès lors que la réponse de Rome soit négative ? Aussi Leibniz propose-t-il que l'on fasse savoir la réponse « sous main », afin qu'on puisse trouver des expédients si d'aventure elle était dt^favorable^ Avant tout, il réclame le secret. Si l'évêquc va luimême à Rome, tout le monde sera instruit de la négociation. « Ma conscience et mon devoir m'ont obligé. Monseigneur, de me décharger le cœur et de faire ces représentations à V. E., — lesquelles étant sans effet, j'aurai satisfait au moins

1. Leibniz apprend cette mort le 18 avril \mAnédils, Théologie, vol. X. f«»96.

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