Id. t. H, p. 237. Même lettre
3. Id., t. II, p. 239. Lettre de Leibniz à Bossuet, même date.
4. Id., t. I", pp. 239-2 iO. Lettre de Leibniz à Bossuet s. d.
L OBSTACLE
corde mal avec l'enthousiasme antérieur? En effet, le 25 janvier 1690, Antoine-Ulrich écrit : « Quel grand bonheur ce serait, et pour vous quel excellent honneur, si de cette correspondance une réunion religieuse pouvait surgir^ î » D'autre part, le 24 février, Leibniz « supplie » Molanus « de penser à ce qu'il y a à faire... pour continuer une négociation si utile ^ ». Annotant une lettre de Du Héron, il écrit : « Je suis ravi de voir que M. l'Evêque de Meaux est prêt à reprendre la communication \ »
Or, quelques jours après, le 28 février 1699, il adresse au duc de Liineburg une lettre d'une chaleur médiocre. Devonsnous continuer ou rompre ? demande-t-il : « Je laisse à votre décision ce qui regarde le but et ce que l'on peut en attendre \ » Sans doute, la lettre se termine par des vœux ; mais, qui serait convaincu par leur imprécision négligente^?
Tels sont les textes contradictoires. Tout jugement d'ensemble sur cette nouvelle attitude de Leibniz serait dénué de valeur scientifique. A Du Héron qui se plaignait de celte faiblesse à l'égard de la cour hanovrienne, Leibniz répondait : « Je voudrais que vous puissiez savoir autant que moi combien la précaution de vouloir Tagrément de M''^'" l'Electeur pour reprendre la négociation avec M. de Meaux a été nécessaire ^ »
1. F. de Gareil, éd. cit., t. II, pp. 240-241. Lettre du duc Ant. Ulrich à Leibniz. 25 janvier 1699 : « Was wehre dièses fiirein groszes Gliick und Ihnen eine fûrtrefliche Elire, wenn aus dieser Gorrespondenzeine Religions Vereinigung kônnte werden! »
2. Id., t. II, p. 246. Lettre de Leibniz à Molanus, 24 février 1699.