Id., t. II, p
3. Id., t. Il, ]). 212 : Lpibniz nomme « Bignon, Ilarlay, de Thou, Pithou, (lu Puys, Rigaut et autres. »
4. Cette remarque semble exacte historiquement : cf. Héricourt, Lois ecclé' siastiques, cité par Esmein, Cours élémentaire cVHistoire du Droit français, 2« édit., p. 661, note 3. Paris, 189o, in 8°.
L EGLISE UNIVERSELLE
dire quel laïque serait capable d'une telle œuvre. Peut-être viencjra-t-il lui-même à Paris, pour étudier la question.
Ce plan était très cohérent et riche. Mais les intermédiaires manquaient. De plus, des indiscrétions furent commises. Le marquis de Torcy s'empressa de montrer à Bossuet une lettre où Leibniz, très respectueux de son adversaire, formulait contre lui, cependant, de sérieux reproches. Bossuet répondit que la seule cause d'interruption avait été la guerre survenue, pendant laquelle il n'avait pas cru qu'une discussion fût aisée Ml ne désapprouvait nullement d'ailleurs la combinaison de Leibniz. Une fois le magistrat connu, on lui ferait part de tout ce qui a été discuté et résolu. « Si vous voulez bien nous marquer », ajoutait-il, « en quoi vous croyez que je n'ai pas répondu à votre désir, je vous assure que j'y satisferai pleinement, sans aucune vue ni à droite, ni à gauche, mais avec toute la droiture de bonne intention que vous pouvez désirer d'un homme qui ne peut jamais avoir de plus grande joie que celle de travailler avec de si habiles et de si honnêtes gens^... »
Tout se dispose pour une sérieuse reprise de l'œuvre. Autrefois on avait pu croire que seuls des fondements solides seraient jetés. Maintenant on espère aller plus loin. Grâce à Torcy, les lettres vont être lues par Louis XIV '. Leibniz voit déjà le Roi, l'Empereur, le Pape, travaillant au même grand projet... Tout à coup il déclare avoir besoin, pour continuer, de l'assentiment de l'Electeur de Hanovre \
Pourquoi ce recul subit, qui paraît inexplicable et s'ac-
4. F. de Gareil. édit. cit., t. II, pp. 236-237. Lottiv de Bossuet à Leibniz. 11 janvier 1699.