‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 218 sur 306 · Klopp, éd. cit., t, VI. pp · texte numérisé non relu

Klopp, éd. cit., t, VI. pp

3. F. de Careil, éd. cit., t. II, p. 239. Lettre s. d. à Bossuet.

L ÉGLISE UNIVERSELLE

Tont-ils pas lentement préparée^? Leibniz, en un fragment inédit, a nettement décrit leurs malheurs et leurs fautes : «... Les Protestants, par leur négligence et leur peu d'union, ne furent pas longtemps en état de maintenir leur supériorité, ou du moins l'égalité nécessaire pour leur conservation... La Suède se brouilla avec ses voisins et, pendant la minorité du feu roi, elle s'attacha étroitement à la France. Louis XIV, voyant les Autrichiens abaissés, s'érigea en protecteur du parti papiste; il gagna Charles II, roi d'Angleterre, indifférent pour la religion et pour la gloire; et les Autrichiens..., par un zèle malentendu, assistaient la France quand il s'agissait de chagriner les Protestants. Ainsi les Papistes, tout ennemis qu'ils étaient d'ailleurs, s'unissaient toujours contre le parti protestant, qui ne faisait pas de môme^ » La paix de Ryswick, qui a est sans doute une des plus misérables qu'on ait jamais faites ' », n'explique rien, et laisse tout à la liberté du plus fort\ Maintenant que les succès protestants s'annoncent en Hollande et en Angleterre, « il est temps qu'on s'éveille de notre côté, qu'on songe à réparer les brèches faites à la religion protestante depuis la paix de Westphalie, et qu'on prenne môme des mesures pour l'avenir, qui

d. Lettre inédi/e à Bodo von Oberg, f»6, verso. 1697 : « 11 importe qu'il y ait au moins quelque ministre dans la Gourde France qui puisse prendre soin des affaires des Protestants, qu'on voit maintenant extrêmement négligées presque partout, par je ne sais quelle fatalité qui coûtera cher un jour... M

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