Id., vol. VII, 6, a, fol
4. Cf. dans le très intéressant manifeste de Leibniz : Paix d'Utrecht inexcusable, F. de Gareil, éd. cit., t. IV, p. 23 : « N'est-il pas étrange qu'on n'est point devenu plus sage par de si grandes et de si fùcii^uses expériences du malheur des paix séparées et précipitées qu'on a faites avec la France de nos jours?... L'Espagne, la Grande-Bretagne et les Etats Généraux furent enveloppés dans cette guerre, qui fut terminée par la paix de Ryswick. paix dont les suites furent incomparablement plus funestes que celles de la guerre et de la paix précédentes. »
L OBSTACLE
empêchent autant qu il est possible de semblables ... entreprises^ ».
Esprit précis et concret, Leibniz essaye de fonder sur la réalité tangible cette nouvelle politique protestante. En 1697 surtout, ses idées s'affirment et se veulent appuyer sur l'Etat grandissant du Brandebourg. Le 4 juin 1697, il écrit à un diplomate de Berlin : « Votre Grand Électeur est maintenant le chef des Protestants dans TEmpire. Je ne doute pas qu'on ne songe avec sérieux chez vous à ce qui est essentiel pour la conservation des Protestants. On doit, entre autres choses, travailler à détruire toujours davantage ce vain fantôme de la séparation entre les deux partis protestants". » Bientôt une négociation s'inaugure entre les deux Cours de Berlin et de Hanovre. Le prédicateur de la Cour de Berlin, Jablonski, rédige un sommaire de la question, conservé parmi les manuscrits de Hanovre', et auquel Leibniz répond par quelques notes critiques \ L'écrit est porté à Hanovre par Ezéchiel Spanheim, avec qui Leibniz correspondait depuis longtemps déjà^ L'Université de Helmsliidt, dont les travaux, on Fa vu, étaient destinés, selon Leibniz, à préparer l'union générale des Églises, devait travailler davantage encore à l'union des Protestants entre eux. Leibniz nous apprend, par exemple, qu'il a demandé une seconde édition de la Tolerantia Reforniatorum de Galixtus'. « J'ai