Id., t. II, p. 332. Lettre du 14 mai
L OBSTACLE
mission constante d'une révélation. Que serait une tradition qui, diversifiée ou obscure au iif siècle, deviendrait soudain parfaitement claire au xvi^^? Si donc l'unification se construit tout à coup, on pourra invoquer une nouvelle révélation ; mais que l'on ne parle plus de perpétuité ^
Bossuet avait objecté que ces livres, contestés par les Prolestants, ont toujours été lus dans TEglise : Mais étaient-ils regardés comme identiques aux livres divins? Ne voulait-on pas dire seulement que la lecture en était bonne, absolument comme les Pères de Trente, en déclarant la Vulgale « authentique », n'ont pas admis qu'elle fût inspirée, mais seulement sûre et utile ^ Les Pères de l'Eglise ont parlé de deux degrés de canonicité \ Et Bossuet acceptait en un sens cette dualité non niable ; mais, ajoutait-il, l'exemple est mal choisi, car les Chrétiens d'alors convenaient de la môme foi et s'accordaient. Ou ne pouvait plus bénévolement vanter comme un état idéal celui-là môme qu'un Leibniz travaillait si fortement à construire. Nous ne demandons pas autre chose, répondait-il : a ... Je crois qtion peut dire qu'encore à présent la diversité du canon de vos Eglises et de la nôtre ne fait aucune diversité des dogmes.,. Donc, il semble que rassemblée de Trente aurait bien fait d'imiter cette sagesse et cette modération des anciens que vous recommandez \ »
Leibniz veut démontrer de façon critique. Il décrit l'hi.sloire du canon jusqu'au Concile de Trente. Il commence par
1. F. de Careil, éd. cit., t. II, p. 335. Lettre du 14 mai 170C.