Id., t. IV. p
l'expansion vers i/orient
raux... est trop sec*. » Il a transporté cette abstraction jusque clans les sciences naturelles; et sa médecine est plus riche en hypothèses qu'en observations ^ « Il s'amuse trop à raisonner sur des parties invisibles de notre corps avant que d'avoir bien recherché celles qui sont visibles^ ».
Ce procédé de simplification abstraite persiste môme dans sa morale. Descartes veut que nous suivions la « raison », ou la c( nature des choses ». Mais tout le monde en demeurera d'accord \ Là encore c'est un schématisme que ce stoïcisme rajeuni, qui édifie une « patience sans espérance' ».
Comment, d'ailleurs, une espérance vivrait-elle dans un monde où Dieu lui-même n'est qu'une puissance matérielle ? Le Dieu de Descartes « n'est pas un Dieu comme on le souhaite ' ». Il n'aura pas plus de soin des créatures intelligentes que du mécanisme naturel; chacun sera heureux ou malheureux selon la loi des tourbillons". Dieu devient « une certaine puissance démesurée dont tout émane, qui mérite plutôt le nom de la nature que celui de Dieu '». Qu'est-ce en elîet qu'une volonté qui n'agit point suivant une fin ? La matière, selon Descartes, prendra successivement toutes les formes possibles ^ N'est-ce pas déjà le spinozisme, qui rompra le passage du possible au réel ?
Sans doute cette critique du Dieu cartésien n'est pas toujours exacte. Mais Leibniz se révèle ici homme d'action plus