Id., Conclusion de tous ces articles
5. Gerhardt, Phil. Schr., éd. cit., t. II, p. 584. Lettre à labbé Nicaise. 23 décembre 1698.
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pcrsonncllemcnl les Maximes des Saints, cl, quand il réprouvait le Quiélisme, songeait-il plutôt à Molinos et aux Mystiques allemands comme Weigelius et Silésius. Ainsi s expliquerait que dans le Quiélisme il ait vu un panthe.sme déguisé, même un athéisme subtil, combinaison de la doclnne kabbalistique et de Taverroïsme'. Or partout il dislingue très nettement de cette Mystique le quiélisme de Fénelon, et A pense que le dessein de Fénelon « a été d'élever les âmes au véritable amour de Dieu et à cette tranquillité qui en accompagne la jouissance, en détournant en môme temps des illusions d'une fausse quiétude ^ »
L'essence du quiélisme de Fénelon est révélée par celle allirmalion qu'il peut y avoir des intuitions cxtra-ralionnelles ou contemplations. Tout procédé discursif est nié. La màhtation est une pensée inférieure.
Pour critiquer une telle doctrine, il faudrait savoir ce que Fénelon et les Quiélistes entendent par « méditation «. On ne devrait pas oublier qu'il s'agit de mystiques, qu. réprouvent avant tout les oraisons ordinaires. La méditation ne serait-elle pas surtout, pour les Quiélistes, la prière discursive ? Convaincu de la séparation rigoureuse de la pensée scientifique et de la pensée religieuse, un Fénelon ne discerne point qu'elles se pourraient pénétrer l'une 1 autre,
'1 'i f VT n ^AO t 11 T) 578, et Lettre nieWi/e
,. Gerbardt, i>/«7. se/,. ^^^^ .^j;^i;',yji/^-.,t"e',; c^Uoinemonl nourri de
à Morell. 1" octobre 1697. Loibni^ fl^'V «oebme Ruvsbroi!ck, Jean de la
littérature mysti(,ue 11 conna.ssad Jf *=«!* «"^'^me Ku>^ ,^^ ^^ ^^.^^^
Croix, TaulerWeigelu.sSdes.us - o^^d.«^ ^^^^„ ^ ^
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Hans la tradition cartésienne.
(lansiairdu p. 579. Quand Leibniz critique
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LA GLOIRE DE DIEU
si ridée de méditation se transformait pleinement en nous.
Or, pour Leibniz, la contemplation ne s\)ppose point à la méditation, mais la parachève. La contemplation des mystiques, affîrme-t-il, « ne saurait être autre chose qu'un regard bien clair de l'Être infmiment parfait^ ». Et la pensée qui s'élève vers Dieu est méditative et contemplative à la fois.
Irréductiblement ennemis par la méthode, Leibniz et les Mystiques se rencontrent donc finalement. Fénelon décrivait commeétatterminaldeloutela progression mystique la « transformation )) et r (( union essentielle \ » Or, Leibniz a sans nul doute cru en cette « union essentielle ». Mais un effort pour la retrouver par delà toutes les discontinuités superficielles peut seul nous la rendre sensible. Cette union est; il la faut dégager. Comment y parvenir, sinon par la pensée discursive si mal définie? Bref il s'agit d'une piété totalement neuve, qu'il importerait de décrire.
Si nous scrutons ardemment la nature, nous nous approchons de Dieu. Toute loi nouvelle, imposée pai' l'esprit à la nature, deviendra le motif d'une piété plus haute. Les découvertes devraient être faites selon un principe de piété'. En