Klopp, éd. cit.. t. Vlir, p
4. Principes de la Nature et de la Grâce, « Monadologie », etc.
LA GLOIRE DE DIEU
ce pas l'imitation de la vie universelle « symbohsant ^ » gvec l'essence monadique? Cette phrase sur les commensurables n'exprimait-elle pas le lien cherché entre l'abstraction et la vie? L'univers leibnizien dont toutes les substances « vont confusément au tout », les inférieures imitant les supérieures, les plus hautes « expliquant » les plus humbles, toutes se mouvant projetées sur une perspective infinie, ne contredit pas le monde musical, dont les forces se cherchent les unes dans les autres, pour s'imiter à jamais.
Non seulement l'art et la science, mais les études linguistiques ou historiques ne sont pas éloignées de la recherche , môme de Dieu. « Toute vérité a son moment" ». « Quoiqu'on puisse être sauvé et vivre aussi en honnête homme sans savoir ni le rabbinage, nil'histoire, ni les mathématiques, il importe néanmoins au public qu'il y ait des hommes qui cultivent chacun celle de ces connaissances pour laquelle il aura le plus de talent... Car l'on sait que, bien loin que ces occupations particulières empochent de pratiquer les vertus chrétiennes,... ces études servent (quoique les unes plus directement que les autres) au grand but qu'on se doit proposer' ». Leibniz réalisa personnellement cette union des(( principes » et des(( particularités'. » Il n'exalta point pourtant, par un rôve d'anoblissement qui ressemblerait à un scepticisme, toutesles
1. Terme leibnizien déjà analysé. Ci", p. ;'.'J3, note l,avec la référence de la « Monadologie ». De la sorte, la célèbre définition leibnizienne de la musique : « Exercitium arithmelica' occultum nescientis se numerare animi », sur laquelle Scliopenhauer {\V. als W. and Vorstellung, livre III, par. I'r2) a formulé un jugement superliciel , se rattache ix toute une théorie profonde (ju'elle ne suffit pas à faire surgir.
2. Phrase déjà citée d'une lettre iîiédite au P. Papebroch. Cf I" partie, ch. II, p. 88.