L.\ GLOIRE DE DIEU
LA GLOIRE DE DIEU
nouvelle analyse, qui ne se contraindrait plus à exprimer des relations de situation par des relations de grandeur, mais qui yôG voudrait géométrique jusqu'à l'ultime ^
Absolument, il faudrait ainsi saisir les Mystères, pour en extraire la vérité unique. Mais Leibniz, soit timidité, soit scru; pule logique, crut qu'un tel i)oint de vue lui était refusé. Persuadé que les Mystères ne peuvent être démontrés en leur vérité, il les voulut démontrer en leur posslbilUéK On doit chercher seulement, pense-t-il, à arracher aux objections un Mystère^ , mais non à le prouver ou à le comprendi'e. Il le faut, d'abord, classer parmi les réalités positives que Dieu aurait pu sans contradiction ne paséhre. Il serait absurde de soutenir, par exemple, que la passion et la naissance sont essentielles à la divinité \ Aucune preuve a priori n'est concevable, « car tout ce qui se peut prouver a priori, ou par la raison pure, se peut comprendre^ ». On ne requiert pourtant aucune faculté spéciale; elles rapports de la raison et de la foi sont analoo-ues aux rapports de la raison et de l'expérience. La foi ellemême est, en un sens, réductible', et elle ne devient légitime que si elle est ramenée à une expérience critiquée. Foi et raison, expérience et raison, ici et là on trouvera des faits qu'il importe d'unifier.
Mais, comme les faits sur lesquels se fonde la foi sont « con-
d.Cf. C()iilurat,i-o<7/9ue</eLei6m>z,op.cit.,pp.405etsuiv.— et. d'unofaçon générale, tout le chapitre sur le Calcul géomélrique, qui est de premier intérêt.
1». Gerhardt. Phil. Sclir., éd. cit., t. ^^ p. 61, 3» lettre au duc Jean-Frédéric : « In Theologia Revelata iibernelime ich zu demonstriren, nicht zwar verilatem (denn die ileust a revelatione) sondern possibilitateni mysteriorum. »
3. Id., t. VI, p. 52. rhéodicée, Discours préliminaire, par. 5.