‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 270 sur 306 · Id., t. VI. p. 74. Ibid., par · texte numérisé non relu

Id., t. VI. p. 74. Ibid., par

t. VI, p. 07,

ici la raison éternelle, et l'on « peut dire que le triomphe de la véritable raison, éclairée par la grâce divine, est en môme temps le triomphe de la foi et de l'amour* ». Raison et Foi s'identifient; et toute dissociation serait inintelligible-.

On discerne, dès lors, quelle méthode le philosophe doit suivre en face des Mvstères. Ils s'accordent avec la raison, dira-l-il, en ce sens que nul ne pourra montrer une contradiction entre le dogme et la raison ; mais ils dépassent cette môme raison, puisque nul ne pourra (Viire voir comment la raison s'accorde avec eux"\ Accord ncgativement indestructible et absolument \n(^o\r\\n'(i\\(ins\\AQ. Accord dont les termes décisifs nous font défaut; éminemment, ils sont; et nous les pouvons dire réels, en vertu de l'union intime de la raison universelle et de la raison humaine, Plus précisément encore :si la raison est l'enchainemenl des vérités, les Mystères la surpassent dans l'exacte mesure où ils « contiennent des vérités qui ne sont pas comprises dans cet enchahiencnt* ». Mais ils ne contredisent pas à notre raison ni « à aucune des

1. Gerhardt, Phil. Schr., éd. cit., t. VI, p. 70. Théodicée, Disc, prél., par. 45.

2. Les textes abondent sur cette identificalion de la foi et de la raison. Cf. surtout Rommel, éd. cit., t. Il, p. 54; Mollat, éd., cit., p. 52 ; Lettre inédile à Morell, 21) septembre 1098, citée plus loin p. 492, etc. — M. Coiî-; turat écrit, (p. 599 de La Logique de Leibniz [Addenda), que ces textes prouvent le « rationalisme » de Leibniz en théologie. îSans doute : Mais qu'entend-il ici par « rationalisme » ? Quî^nd il altirme (p. 138) que la • religion de Leibniz « est au fond essentiellement rationaliste, naturaliste et presque païenne, comme sa morale elle-même», il ex[)rime une théorie qui serait juste, si ce mot de « rationalisme » n'était j)as considéré ici par AI. Gouturat à peu près comme synonyme d'irréductibilité au christianisme. Ailleurs [l\ev. de Métaphys., janvier 1903, p. 93), à j)ropos de la Théodicée, il écrit : « La religion n'est plus (pi"un succédané de la morale; elle est inutile au sage. » N'est-ce pas toujours un |)oint de vue personnel qui s'introduit? IN'est-ce pas surtout partir d'une conception de la religion « irrationnelle », — conception (|ue Leibniz n'eilt pas admise?

3. Gerhardt, Phil. Schr., éd. cit.. t. VI, [). 80. Théodicée, Disc, prélim. par. 03.

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