‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 289 sur 306 · Id., t. IV, p. 434. (( Disc, de Met. », par. IX · texte numérisé non relu

Id., t. IV, p. 434. (( Disc, de Met. », par. IX

LA GLOIRE DE DIEU

que jamais elle ne réclamera que la logique soit brisée : Ni mysticisme, en défuiitive, ni rationalisme, au sens ordinaire de ces deux termes. Peut-être une formule résumerait-elle assez exactement Fattitude de Leibniz : Recherche rationnelle d'une réalité mystique. Arriver par la raison à atteindre cette union mystique : Dieu plus près de moi que mon corps. Mais cette union elle-même est la raison vraie. N'est-ce pas dire que la raison la plus profonde recèle un secret mystique? xNuUe formule pourtant ne saurait pénétrer ce secret où nos mots étouffent. Sans doute Leibniz, par suite de ses scrupules logiques, eût prétendu tout exprimer. Mais il ne descendit jamais lui-même aussi avant que sa pensée...

Il atteignit [)Ourtant par Tamour à cette source profonde de Tetre. La « générosité », par qui nous nous construisons une « apothéose », survient chez l'homme qui a crucifié son nonètre pour élire son être vrai. Véritable apothéose de Thomme par lui-même. Recherche de l'être vrai par delà l'être superficiel qu'il faut haïr. Alors nous crucifierons Adam et nous élirons Jésus : « Nous mourrons à Adam et nous vivrons à Christ. » Que chacun éprouve soi-même s'il a foi et vie \

« J'ai aclieté les œuvres de sainte Thérèse et la vie d'Ano-èle de Folio-no », écrit Leibniz à Morell, « où je trouve des choses admirables, reconnaissant de plus en plus que la véritable théologie et religion doit être dans notre cœur par une pure abnégation de nous-mêmes en nous abandonnant à la miséricorde divine- .» «Je ne saurais m'attribuer, » disait-il

1. Leihnitz's deulsche Schriften. éd. cit.. Von der Wahren Theologia mystica, loc. cit., p. 413: « .leder priife sich selbsf ob er Glaiibcn und Leben habe: fiiideter cinige Freude grosser als dièse iFi der Liebe tiottes und Vei-lierrlicliiing seines Willens, so kennter Ghristus nicht genugsam, und fïddet noch nicht die Regung des heiligen Geisles. »

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