Romniel, éd. cit., t. II. p
2. Voir sur ces questions et sur les violentes critiques de Leibniz relatives à la doctrine des Jésuites, II« partie, ch. iv.
. 3. Lettre médite au Landgrave, Liasse II, f» 1038, verso. 4. Id., Ihid.
.5. Rommel, éd. cit., t. II, p. 225. 1690.
trent nets des imputations qu'on leur met sur le dos. J'ai toujours eu grande estime pour cette Compagnie ; ils vivent exemplairement, ils cultivent les études, ils ont eu des excellents hommes. On leur est redevable de beaucoup de bien *. » Ces maux en effet sont provisoires. Dans une lettre à un Jésuite, le R. P. Isensehe, Leibniz signale le cas d'un Général, le R. P. Gonzalès, écrivant contre les Probabilistes". Ailleurs, une note inédite, datée du 4 octobre 1087, le révèle joyeux de savoir que le nouveau Général ait interdit d'enseigner le probabilisme à la manière ordinaire ^
Le probabihsme, en effet, devrait d'autant plus être supprimé qu'il n'est pas seulement une doctrine écrite, mais une doctrine enseignée. Et l'enseignement apparaît à Leibniz comme celle de toutes les forces des Jésuites qui serait le plus heureusement convertible. Actuellement l'esprit des jeunes gens est gâté dans leurs écoles. « Ces disputes publiques qui tendent plutôt à se surprendre qu'à apprendre la vérité, rendent les gens contentieux et pleins de petites .subtilités \ » Nul doute que Leibniz ait pensé à refondre l'éducation des Jésuites, à la lumière de sa Caractéristique. C'est parce que les Jésuites étaient des professeurs et non pas seulement des savants qu'il rêvait de les rendre leibniziens. Il