Cité par Grétineau-Joly, ouv. cit., t. V, p
LES JESUITES
Uaan après, en octobre 1689, Leibniz arrivait à Rome^ A cette même date, les Jésuites français commençaient d'agir en Extrême-Orient. Et Leibniz devenait pour ainsi dire contraint d'introduire dans les missions des Jésuites français et italiens un rêve déjà vieux de vingt ans.
C'est le R. P. Grimaldi ■ qui semble avoir été Tami de Leibniz à Rome et l'initiateur de son rôle en face des missions. Leibniz nous raconte lui-même avoir beaucoup conversé avec le P. Grimaldi. Il l'admire, lui et tous les Jésuites d'Italie.
Sans doute il s'attacha d'abord à la mission des Jésuites, pour des motifs scientifiques. Dès 1675, il écrivait à Colbert : « Un mandarin de la Chine sera ravi d'étonnement quand il aura compris l'infaillibilité d'un missionnaire géomètre '. » A Rome, Grimaldi lui parla sans doute de cet Empereur idyllique qui chaque jour étudie, trois ou quatre heures durant, la géométrie d'Euclide et la trigonométrie. Dès lors, comment ne pas espérer gagner à la vraie philosophie un homme qui déjà aime et comprend la mathématique ? Mais ne peut-on concevoir de plus merveilleux rapports entre la pensée orientale et notre pensée européenne.^ Le 1'''' avril 1703, Leibniz recevait dans une longue lettre d'un des principaux mission-