‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 40 sur 306 · LeÏÏré i?iédite au R. P. Bouvet (s. d.), page · texte numérisé non relu

LeÏÏré i?iédite au R. P. Bouvet (s. d.), page

Baruzi. r

l'expansion vers l'orient

vable à la faveur de Fohi et deviendra enfin comme un langage particulier de la plus haute classe des savants les plus éclairés et les plus attachés à Fohi , et jusqu'ù mériter des corps ou des collèges à part. Aussi cette découverte pourrait avoir de grandes suites pour tout l'Empire chinois ^ ».

De tels rapports sont complaisamment marqués pour exciter le zèle des missionnaires jésuites et montrer qu'un accord est possible entre la pensée chinoise et la pensée européenne. Pourtant, Leibniz nomme sa caractéristique « secrète » et « sacrée ». Ce n'est pas simple condescendance à une civilisation qu'il sait amie du mystère. Dans son système profond, tel qu'on le découvre peu à peu depuis quelques années, on saisit çà et là deux doctrines superposées, l'une qui se fait claire et compréhensive, l'autre qui s'affirme secrète et mvstérieuse. Sa hantise de la pensée chinoise était peut-être augmentée de tout Tésotérisme qu'il pressentait en elle. A la limite, la Caractéristique leibnizienne distendait la définition jusqu'à la configurer au signe. Or c'est bien le « caractère » chinois que Leibniz voudrait scruter. « Je ne sais que dire des hiéroglyphes des Egyptiens», écrit-il, « et j'ai de la peine à croire qu'ils aient quelque convenance avec ceux des Chinois. Car il me semble que les caractères égyptiens sont plus populaires et sont trop à la ressemblance des choses sensibles, comme animaux et autres, et par conséquent aux allégories ; au lieu que les caractères chinois sont peutêtre plus philosophiques et paraissent bâtis sur des considérations plus intellectuelles, telles que donnant les nombres, l'ordre et les relations ; ainsi il n'y a que des traits détachés

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