‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 55 sur 306 · Guhrauer, biog. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

Guhrauer, biog. cit., t. II, p

l'expansion vers l'orient

son traité sur la Chine. Dans chacune de ses lettres à Remond il promet de l'envoyer bientôt; et puis, cela s'étend toujours. Le 27 janvier 1716, il écrit : « J'ai achevé mon discours sur laihéologie naturelle des Chinois; c'est quasi un petit traité aussi grand que celui du P. Malebranche\ » Mais c'était fausse alerte. Le 27 mars 1716, il dit encore à Remond : « Il faut que je sois un peu plus libre pour achever tout à fait mon discours sur la théologie naturelle chinoise". » Il a d'ailleurs de plus en plus espoir en l'avenir : « Mes petits maux sont fort tolérables », écrit-il, « et même sans douleur quand je me tiens en repos... Et ces maux, s'ils ne deviennent point plus grands, ne m'empêcheront point dans la suite de faire de plus grands voyages. » Il veut d'abord achever ses travaux historiques. « Après cela, si Dieu me laisse quelque temps de reste ce sera pour pousser quelques méditations, et pour les pousser jusqu'à la démonstration \ »

Leibniz mourut huit mois après, le 14 novembre 1716, confiant sans doute en l'avenir possible des missions et en la diffusion, grâce à elles, de sa Caractéristique universelle. Mais, cette Caractéristique elle-même n'était pas achevée. Leibniz attribuait cet échec non pas tant à ses travaux de circonstance qu'à son isolement. Ne peut-on dire, du reste, que ce fut là la grande tristesse de sa vie ? Chaque jour, en lui, des idées nouvelles se pressaient. Il se hâtait de les écrire, afin de les rendre distinctes ; mais, que ne les voyait-il plutôt se développer, d'une façon vivante, pénétrer en des esprits jeunes, où peutêtre d'autres vérités, par leurs secours, s'élaboreraient! ''

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