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Id., I. VII, p

134 l'expansion vers l'orient

sive du slave ; pour les autres, on ajoutera des langues anciennes et les diverses langues modernes. On s'efforcera de comprendre, non seulement l'avenir professionnel de chaque enfant, mais sa « nature et sa tendance' ». L'éducation et l'instruction, en définitive, seraient nettement individuelles. On ne garderait pas à l'école les enfants destinés au commerce ou aux métiers. Entre douze et quatorze ans, ils iraient « servir comme apprentis chez un maître^ ». On tâcherait ensuite de grouper ces enfants, de les réunir en sociétés et en corps de métier'. Mais ceux qui veulent obtenir plus tard des charges importantes devraient rester longtemps à l'école, sans qu'on leur imposât d'ailleurs aucune voie fixée d'avance. 11 faudrait veiller à l'éclosion de leurs goûts et utiliser chacun, là où se manifestera son

excellence.

On ne devra pas seulement constituer des écoles élémentaires et des écoles professionnelles ; pour tous ceux qui se déclareront propres aux fonctions civiles, s'ouvriront des Universités, que l'on créera à Moscou, Kief, Pétersbourg, Astrakan. Et ces Universités ne seraient pas seulement fréquentées, comme ailleurs, par les littérateurs ou professeurs, mais par tous ceux qui serviraient civilement l'État : futurs juristes, futurs diplomates, futurs médecins, futurs prêtres,

futurs magistrats'.

Les maîtres des divers degrés seraient mieux estimés qu'en Allemagne. Les instituteurs des écoles seraient regardés comme les principaux délégués de l'État dans les provinces

1. F. de Careil. éd. cil., I. Vil, p. 576 : « .Mies nach eines joden Nalm- und

Neigung. »

2' Id.. t. VII. p. 577 : « bei eineni Meisler zu dienen. »

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