‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 10 sur 305 · Id., t. II, p · texte numérisé non relu

Id., t. II, p

3. Id., t. II, p. 22o : « Istlimus Pauamae in America certaret ei, fateor, si iila orbis pars tam culta et cœtera bona paria essent. » Sur le rôle futur de

doit déterminer en quelque sorte la possibilité de conquête. L'Amérique est riche, à la vérité. Mais, en ce xvii^ siècle où toutes les convoitises sont excitées par les richesses minières, Leibniz pose le principe du sol plus fertile que le sous-sol. Des Indes Orientales viendront, affirme-t-il, la vraie et solide richesse. Principe économique fort contestable, mais historiquement neuf, puisque Leibniz, en le formulant, s'oppose aux idées du xvii^ siècle et devance les Phj^siocrates. Il n'exclut d'ailleurs pas l'Amérique de son rêve définitif. Plus tard il la proposera à l'ambition de Louis XIV ' et prétendra la regagner par une route imprévue ".

A cette réunion commerciale de l'Inde et de l'Europe s'ajoutera finalement une réunion religieuse du monde entier. Dès 1670, Leibniz avait, dans les Réflexions sur la sécurité publique., offert l'Afrique à l'action possible de la France^. Ici, il précise : « Quand l'Egypte sera occupée », dit-il, « le fondement de la puissance chrétienne sera posé en Afrique ; et les Barbares ne penseront plus à envahir, mais à se garder *. » Si , au contraire , nous laissons l'Empire turc se développer, il dominera bientôt toute la côte septentrionale de l'Afrique ; et le passage de l'Océan à la Méditerranée sera fermé '. Que deviendra, dès lors, notre influence sur les terres africaines? Car, par delà l'Egypte, Leibniz prévoit une alliance possible avec les Abyssins :

listhme de Panama, cf. Malian : Le salut de la race blanche et l'empire des mers. — Traduction et Introductions par Jean Izoulet. Paris, pp. 48-85. s. d.

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