Sur Helmstadt et Calixtus, voir plus loin pp
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problème du mal, et, comme Leibniz l'avouait lui-même, une exposition « populaire » de son système^ ; mais elle se rattache aussi à un etTurt d'unification religieuse. Toute théorique en apparence, elle est aussi une œuvre qui se penche vers l'action. Et, par bonheur, les textes le prouvent.
Il s'agit d'abord d'une lettre au Prédicateur de la Cour de Berlin, Jablonsld, lettre datée du 23 janvier ITOÛ', c'est-àdire dix ans avant l'apparition de la Thêodicée. Leibniz v commence par affirmer ce que nous savons déjà : il a lu, dès son enfance, des livres sur la grâce. Mais voici qui est plus instructif : «Plus tard », dit-il, « je fus désireux de lire non seulement beaucoup de difficultés des nôtres^ et des Réformés; mais ensuite je pris l'avis en partie des livres des Jésuites et des Arminiens, en partie de ceux des Thomistes et des Jansénistes ; puis, lors de mes voyages, j'en ai conféré avec beaucoup de théologiens distingués, spécialement le célèbre Arnauld *. »
L'indication semble décisive : Leibniz ne s'est contenté, ni des seuls Evangéliques, ni des seuls Piéformés ; il a scruté les sectes diverses plus étroitement liées à l'Eglise romaine. Sans doute, c'était là seulement préparer un livre. Pourtant il nous informe lui-même que son ouvrage ne sera pas purement spéculatif, mais religieux. « Par une étrange pro-
1. Gerhardt. Fini. Sclir., éd. cit.. t. VII, p. 335. Ecrits dirigés contre Clarke, 2' écrit. « Je prétends les avoir établis démonstrativement (les principes métaptiysiques) quoique e.xposés populairement dans ma Thêodicée. »