F. de Gareil, éd. cit., t. l", p
6. On a pourtant prétendu que Pellisson et Leibniz s'étaient entretenus à Parais, en 1673, relativement à l'union des Églises. — Cette opinion est dénuée de tout fondement, puisque Leibniz affirme n'avoir pas eu l'occasion de voir Pellisson à Paris. Cf. F. de Careil, éd. cit., t. I", p. 221.
7. F. de Careil, éd. cit., 1. 1", p. 62. — Aucune explication ne semble possible au sujet de cette étrange lacune dans les relations de Leibniz à
comprend difficilement, d'ailleurs, qu'étant lié à la fois avec le gouverneur et le sous-précepteur du Dauphin, il n'ait jamais vu Bossuet lui-même. Fait d'autant plus étrange que Bossuet dirigeait avec Huet les « Classiques du Dauphin ». « Je regrette de n'avoir pas eu l'occasion de vous faire la révérence ». lui écrivait Leibniz en 1678, « lorsque j'étais en France. Il est vrai que M. Cordemoy, lecteur de Monseigneur le Dauphin que j'ai eu l'honneur de voir chez Monseigneur le duc de Chevreuse, m'en aurait pu donner l'occasion, mais mon départ ne Ta pas permise » Leibniz, respectueux et prudent, attendit sans doute qu'on lui offrît de voir Bossuet. Toute autre hypothèse ne se fonderait sur aucune donnée précise.
Si l'on se bornait à tous ces faits extérieurs, on conclurait que Leibniz dut à Paris se soucier surtout de questions religieuses. Or, il affirme lui-même le contraire : « Je ne songeais ni à la jurisprudence, ni... aux controverses (choses qui m'occupaient principalement en Allemagne) et en échange j-'avais commencé un étude tout nouveau pour entendre les mathématiques-. » Texte décisif en apparence. Mais ici doivent être rappelées les habitudes intellectuelles de Leibniz. Quand il découvre quelque nouvelle étude, il néglige momentanément toutes les autres '^ Passionné lors
Paris. Il faut noter pourtant qu'à l'heure où Leibniz arrivait à Paris, Bossuet commençait de s'absorber plus que jamais dans des travaux qui durèrent pendant ses années de préceptorat (1670-1680.) Pourtant Bossuet connaissait des amis de Leibniz, tels que Cordemoy. Le problème semble donc insoluble.
1. F. de Careil, éd. cit., t. I", p. 62. La date de 1678 n'est pas certaine.
2. KJopp, éd. cit., t. m, pp. 27:2-7â. Sur le rôle de la jurisprudence et de l'histoire dans la première jeunesse de Leibniz : Cf. Gerhardt, Malhematische Schriften, éd. citée, t. V. p. 395, où Leibniz, racontant l'origine de sa découverte du calcul infinitésimal, parle de sa jeunesse.