Gerhardt, Phil. Schr., éd. cit., t. 1", p
2. Gerhardt, Phil. Schr., éd. cit., t. I", p. 67, 4« lettre au duc J. -Frédéric, Paris, 26 mars 1673 : « Ich liabe mit den gelertesten Leuten unser Zeit theils correspondenz bereits, Iheils eine offene Thùr dazu. »
3. Id., t. m, p. 12. Lettre à Iluet où Leibniz annonce qu'il va maintenant demeurer dans le quartier du Luxembourg : « Hsec spero... excusabunt me apud te, si assiduitatem pnestare sempernon possum. ethodie certe venire me, ut erat officii mei, mutatio domicilii, quod nunc in S. Germani suburbium ac l'alatii Luxernburgici viciniam transfère, prohibet, dissolvendis componendisquc reculis occupatum. » Cf. Klopp, éd. cit., t. III, p. 276 : « Rue Garancière, proche de Saint-Sulpice. à l'enseigne de la ville de Saint-Quentin », adresse donnée par Leibniz. La rue Garancière, par sa grave et silencieuse étroilesse, est une des plus caractéristiques du quartier du Luxembourg.
4. Gerh., Phil. Schr., éd. cit.. t. I", p. 68 : « Da ich einigen adytum bey considerablen Leuten, selbst ministris habe. »
5. Cf. Klopp, éd. cit., t. III, p. 26. Parmi les plaisirs possibles qu'il énumère pour son élève, Leibniz indique les conversations à la Cour et la présentation au Dauphin.
6. Guhrauer, biog. cit., t. l", p. 147. et F. de Careil, éd. cit., t. I", p. Soâ.
chargé par Huet de rédiger une Biographie pour le Dauphin. Il choisit celle de MartianusCapella. ^ Déjà il comprend l'union nécessaire de l'érudition et de la religion : Quoi de plus utile que la connaisance des langues pour la preuve des vérités de la religion - ? Désormais, il travaille dans les Bibliothèques et fait de précieuses découvertes, surtout en histoire \
Il est donc personnage officiel en quelque sorte. On le croirait déjà courtisan. Mais voici que nous le voyons, en même temps, fréquenter ouvertement chez Arnauld. Nous sommes en 1G72, Depuis trois ans à peine, Arnauld a abandonné Port- Ro^'^al, à demi rassuré par la Paix de l'Eglise. Or, à partir de 1670 environ, il inaugure une lutte contre les Calvinistes, et d'une manière générale contre les Protestants \ Néanmoins il accueille Leibniz, sans doute à cause de Boineburg. — Peut-être, d'ailleurs, dès cette date, autour de Leibniz, s'édifie le vaste espoir de conversion, auquel collaboreront, en un accord bizarre, Arnauld, le Landgrave von Hessen-Rheinfels et l'ordre des Jésuites. — Aux réunions du Faubourg Saint-Marceau, probablement assez fréquentes % on parle philosophie ou théologie. Leibniz, dans la préface de
1. Le choix de Capella n'est pas sans intérêt, car Leibniz citera plus tard plusieurs fois Capella, et relèvera son expression de « intelligentia extramundana ». Gerhardt, Phil. Sclw., éd. cit., t. VI, p. 248, in Théodicée, par. 217.
2. Gerhardt, Phil. Schr., éd. cit., t. 111, p. 8. Lettre à Huet. 1673.
3. Lettre à la comtessse de Kielmannsegge. Cf. Guhrauer, biog. cit., t. I", pp. 112-113. Les lettres à la comtesse de Kielmannsegge ne figurent pas dans le catalogue de Hanovre.
4. Cf., sur le rôle dArnauld à cette époque, Sainte-Beuve, Port-Royal. Passim et particulièrement, t. Il, p. 195, V, p. 318, etc.
5. Je dis « assez fréquentes » puisque, dès le 12 septembre 1672, Arnauld écrivait déjà ceci : Cf. Klopp, éd. cit., t. II, p. 139, Lettre d"Arnauld à Arnauld de Pomponne : « Celui qui vous rendra ce billet est un gentilhomme allemand, qui a infiniment de l'esprit et qui est très habile en
la Théodicée, dit avoir donné à Arnauld un dialogue latin sur la Prédestination en 1673 '.
Arnauld conviait ses amis. Un jour, il avait prié quelques Jansénistes, parmi lesquels Nicole et Saint-Amand, probablement, dit Leibniz , « pour me montrer aux plus distingués de son parti" ». Or, au même moment, Leibniz commençait de connaître les Jésuites : Le P. Berthet et le P. de La Chaise^. Il était lié d'autre part avec Malebranche; et même la conversation fut un jour assez sérieuse pour que Leibniz la continuât de suite par lettre : « En retournant chez moi , j'ai médité sur ce que nous avions dit de part et d'autre *. »
Pourtant il n'intriguait pas. « Le meilleur talent dont je me flatte, » écrivait-il plus tard à Pellisson, « est celui de pouvoir connaître et honorer les grands hommes, mais le plus souvent, c'est par un silence respectueux ; et quand j'étais en France, je n'osais pas m'ingérer dans leur connaissance que lorsque les occasions se présentaient bien à propos ^ » Voilà pourquoi il ne connaît pas Pellisson lui-même ', ni Bossuet ^ . On
toutes sortes de sciences. Il m'est venu voir trois ou quatre fois pour m'entretenir de philosophie. » (Non souligné par l'auteur) .
1. Cf. Gerhardt, Phil. Schr., éd. cit., t. VI, p. 43. Préface de la Théodicée. Cf. Id., t. I", p. 353. Lettre à Malebranche, 1694.
2. Guhrauer, biog. cit., 1. 1", p. 118. Se rappeler l'anecdocte du « Pater » citée plus haut, pp. 86 sqq. Cette réunion eut lieu probablement en