Klopp, éd. cit., t. IV, pp
LA GENKSE RELIGIEUSE 241
et de Dieu, si Ton ne dépasse pas la mûtaphysiquc ordinaire, si l'on ne médite pas de façon intense sur les notions de personne, de substance, d'accident ? Demeurera-t-on pourtant dans la pure abstraction ? On risquera de ne rien saisir des difficultés de la création si Ton n'a pas quelque entrée dans la physique la plus profonde.
Quel moyen, d'autre part, de déûnir et non plus seulement de paraphraser les termes de justification, de liberté, de vision béatifique,si l'on ne construit pas la vraie morale ? On négligerait, il est vrai, jusqu'ici, les collectivités pour ne considérer que des âmes isolées ; or l'Eglise se veut force sociale. Nécessité, par suite, de fonder la vraie politique, qui examinera le pouvoir de l'Eglise universelle. Niera-t-on, maintenant, qu'il faille un esprit pénétré de la plus délicate analyse pour édifier pareille œuvre ?En général, on dispute sans discuter. Et les penseurs sérieux ont peu de confiance en ces controversistes, incapables, déclarent-ils, de raisonnements mathématiques. Que diront-ils quand ils verront un controversiste qui est en même temps inventeur en mathématiques.^ « Ce fut là la véritable raison qui m'a fait rester si longtemps en France : » ce fut « pour me perfectionner » en mathématiques *.
Or, parmi les manuscrits de Hanovre, un in-folio nous découvre le plan réel et détaillé de ces démonstrations catholiques -. Les Prolégomènes contiendront les éléments de la philosophie ; à savoir : Des principes de métaphysique, de logique, de mathématique, de physique, de philosophie pratique'. Puis, viennent les quatre parties véritables : les deux premières