‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 151 sur 305 · Guhrauer, biog. cit., t. \", p · texte numérisé non relu

Guhrauer, biog. cit., t. \", p

3. Cf. Kunhard, Beilrâqe zur Geschichte der Universitât Helmstœdt, Helmstœdt, 1797, et Henke : Die Universilât Helmstàdt im sechszehnten Jahrhundert : Georq Calixtus und seine Zeit : Erster Theïl : Einleilung ; Zweiter Theil : G. Calixtus. Briefwechsel in einer Auswahl ans wolfenbUttelschen Handschriften, herausgegeben von Henke, deux petits volumes in-12. Halle, 1833.

4. Henke, Die Universitât Helmstàdt, op. cit., t. I", pp. 3 et 6.

5. Id., t. II, pp. 98-99 : « Nolo equidem diffiteri, mihi a multis annis ecclesiasticœ concordiae studium curaî et cordi fuisse, meque hactenus

frcquemment répétées devant de nombreux étudiants et pendant un demi-siècle, ne durent pas ôlre vaines. Calixius essayait môme d'agir sur d'autres Universités. A l'Université de Leipzig- l'Université de Helmstâdt répondait on 1649 : « Aimons-nous donc sincèrement les uns les autres comme en la présence de Notre Seigneur' ». Calixtus pensait que l'union se doit extraire des principes que les deux Eglises reconnaissent simultanément - ; et il voulait finalement établir que les croyances sont au fond unes, et que toujours les dogmes nécessaires au salut ont été enseignés par l'Église \

Cette doctrine, analogue à celle de Leibniz, et qu'on qualifia dédaigneusement de S3^ncrétisme, fut autant détestée des Protestants orthodoxes que des Catholiques '. Les théologiens de Helmstâdt n'étaient cependant pas favorables à une abdication. Ils voulaient surtout préciser les rapports entre les Eglises. Or, puisque Jean-Frédéric appelle en 1677 Molanus, c'est qu'il compte sur les sentiments d'un disciple de Calixtus. Au même moment arrivait, envoyé en mission pacifique à travers l'Allemagne, l'évèque de Neustadt, Spinola. Molanus, .Jean-Frédéric, Leibniz, Sténon, Spinola; que l'on songe au rapprochement de ces noms, à une même date, en un même

oxislimasse per eam quam dixi coiicordiam, non modo Ecclesiam in integruni restitui, sed etiam conimunem Ghristiani orbis rempublicam ab interitu vindicari posse. »

1. « Amemus itaque invicem sincère tanquam in Domini nostri conspectu. » Lettre de V Université de Helmstâdt à l'Université de Leipzifj, i6i9, in Henke, ouv. cit., t. II, p. 190.

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