‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 182 sur 305 · Id., t. III, même fragment, p · texte numérisé non relu

Id., t. III, même fragment, p

4. Id., t. III, même fragm . p. 113. Cf. encore Histoire des Variations. livre VU : « On ôte les difficultés du mystère de TEucharistie. » (Ed. Guillaume, t. Ut, p. 269.)

o. F. de Car^il, éd. cit.. t. I", p. 385. Bossuet à Leibniz, 28 août 1692.

l'obstacle 317

dites- VOUS ; et vous ne possédez pas la vérité totale : mais vous êtes unis à celui qui la possède, de sorte que vous devez dire : « ... Je crois hardiment où je ne vois rien, parce que j'en crois celui (jui voit tout ». Vous ne connaissez pas Dieu, mais Jésus est venu vous en instruire : Ipsc, Ipse enarravit V Dès là que vous admettez que Dieu a parlé et que l'Evangile est le Livre saint, la tradition se confond essentiellement avec Dieu et l'Évangile. Ce n'est pas esprit de routine qui la fait si jalousement maintenir. Mais, si Dieu fut inspirateur, il a vraiment posé, dès l'origine, des principes; d'où cette thèse que « la vérité... venue de Dieu a d'abord sa perfection " ».

Doctrine non contraire au Protestantisme essentiel, qui conçoit la corruption comme dérivée et non comme primiliv^e. Examinées philosophiquement, la discipline catholique et la discipline protestante sont toutes deux ambitieuses de trouver une tradition qui ait d'abord sa perfection. Seulement, les Catholiques croient avec Bossuet que cette tradition est tout aussi divine, visible et intégrale au xvi" siècle qu'à l'heure des premiers apôtres ; les Protestants la croient de plus en plus obscurcie, d'ailleurs toujours reconnaissable ^. On ne doit pas s'étonner d'une telle analogie entre deux Eglises pourtant irréductibles : en effet, tout créationniste, qu'il soit Catholique ou Protestant, concevra un Dieu ayant d'abord réalisé en son achèvement un monde

1. Jean, I, 18. — Cf. Sermon Sur la soumissio/i due à la parole de Jésus- Christ, éd. Lebarq, éd. citée, t. III, pp. 246 et 243 : <• 0 hommes, nul de vous n'a encore vu Dieu; vous ne savez ce qu'il en faut croire, ni la voie qu'il faut tenir pour aller à lui : « le Fils unique qui est en son sein », qui pénètre tous ses secrets, « lui-même est venu vous les raconter »; Ipse, ipse enarravit. » (p. 245).

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