‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 191 sur 305 · Id., t. l"', p. 461. Même Réponse · texte numérisé non relu

Id., t. l"', p. 461. Même Réponse

l'obstacle 331

De l'aveu de l'abbé Pirot, aux instances du clerg-é la reine Catherine de Médicis résista toujours, sous prétexte que Tacceptation du Concile « serait un obstacle au retour des religionnaires dans le sein de FEgiise' ». Le clergé poursuivit ses instances jusqu'en 1633. Dès 1615, d'ailleurs, il avait déclaré qu'il recevait le Concile et qu'il voulait adresser une remontrance au roi. Mais la remontrance fut « supprimée par le magistrat de Paris" ». Sans doute un auteur prétend qu'un édit de Henri III ordonnait de recevoir le Concile (1579) ; mais cet édit n'a pas été retrouvé, et on ne le voit cité qu'une fois\ Enfin, à Saint-Denis, Henri IV fît une profession de foi conforme à celle de Pie IV, sauf en ce qui regarde le Concile de Trente. X'est-ce point encore la preuve que le Concile était suspect et considéré toujours comme un obstacle à l'union '? Bossuet jugea quelque peu vaine cette enquête minutieuse. Il ne comprit pas le point de vue tout historique de Leibniz. Pourquoi la France agit-elle ainsi ? Fut-ce surtout pour des , raisons dogmatiques ? Assurément non ; mais afin d'obéir aux exigences du parti protestant. Bossuet ne se doutait pas qu'une telle fusion du profane et du sacré est, à certaines époques, indispensable. Il se demandait en quoi ce dernier Concile différait de tous les autres : Trente fut-il donc politique et non rehgieux ^ ? S'il fut politique, toute puissance dogmatique lui peut être contestée. Et que veut-on dire par

1. F. de Gareil, éd. cit., t. I", p. 445. Extrait de la Dissertation de M. l'abbé Pirot sur le Concile de Trente.

2. Id., t. I", p. 447. Extrait de la Dissertation de M. l'abbé Pirot sur le Concile de Trente.

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