‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 193 sur 305 · Id., t. I", p. 499. Même lettre · texte numérisé non relu

Id., t. I", p. 499. Même lettre

surgissent des temps où les dissensions sont connues, nul doute qu'il faille entendre tout le monde '. Chaque nation eût dû ùlre représentée. Ainsi l'accord général se fût préparé de lui-même. « Afin qu'un Concile soit œcuménique, il ne faut pas qu'une nation ou deux y dominent : il faut que le nombre des prélats des autres nations y soit assez considérable pour s'enlre-balancer, afin qu'on puisse reconnaître la voix de toute f Eglise, à laquelle Dieu a promis particulièrement son assistance » '.

Si la Réforme crée non seulement une foi nouvelle, mais une politique nouvelle, le Concile destiné à la combattre ne peut exclure nulle force politique ou religieuse. Sans doute, certains Conciles tout mystiques furent « reçus )> du monde chrétien sans qu'une représentation totale eût été exigée. Alais c'est juger les choses avec une « précision métaphysique que les affaires humaines n'admettent point" ». Étant donnée la séparation du Nord et du Midi, qu'avait provoquée la Réforme, il fallait que les puissances séculières eussent leurs ambassadeurs mêlés aux prélats. Car on devait régler là, non seulement des problèmes religieux, mais des problèmes nationaux. D'ailleurs, la fusion du séculier et du sacré n'était pas inouïe dans l'Eglise. Les Conciles anciens étaient dirigés par l'Empereur*. Le Pape hérita d'une partie de ce pouvoir. Le reste doit logiquement être partagé entre les États de l'Église chrétienne, chaque ambassadeur reproduisant chaque

1. F. de Careil, éd. cit., t. I«', p. 472. « Réponse de Leibniz au Mémoire de Tabbé Pirot ».

2. Id., t. I", p. 470. Même Réponse. Non souligné par Leibniz.

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