‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 196 sur 305 · Id. t. 1", pp. 465 et · texte numérisé non relu

Id. t. 1", pp. 465 et

L OBSTACLE 33i>

Les plus graves questions furent résolues ainsi en l'absence de presque toute la catholicité : Aucune nation du Nord et de rOrient. Puisqu'on voulait fixer définitivement le dogme, comment négliger Tappui de l'Eglise orientale, maîtresse de traditions antiques ^ ? Il eût fallu des Allemands, des Danois, des Suédois, des Flamands, ou hommes de langue allemande ; des Polonais, des Bohémiens, des Russes, ou hommes de langue slave; enfin des Grecs et des Orientaux^. Ne répondez pas que tous ces peuples sont séparés : L'objection est inutile, puisque on déclare accordé ce qui doit être discuté ^ Qu'on ne dise pas non plus qu'ils furent cités : « Il fallait prendre des mesures pour qu'ils pussent venir honnêtement et sûrement, et sans vouloir les traiter en condamnés. » Ne fit-on pas ainsi lors des Conciles de Ferrare et de Florence ' ?

Il est impossible de nier la sincérité d'une critique aussi violente et aussi partiellement justifiée. Leibniz d'ailleurs n'étudie pas ici la valeur dogmatique de Trente. Problème à la vérité fort dissemblable de cet autre, tout historique : Les évéques réunis ont-ils représenté l'Europe chrétienne ? Ce souci, que les Catholiques romains déclarent tout laïque, de découvrir en un Concile une expression intégrale de la foi chrétienne, n'était pas spécial à Leibniz : Ellies du Pin % par exemple, signale une doctrine analogue du théologien Holden. En fait, y eut-il prédominance italienne ? Telle est la question exacte.

1. F. de Careil, éd. cit., t. I", p. 470. « Réponse de Leibniz... »

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