Id.. Inédits, Th., vol. VIII, f» 243. 9 janvier
inférieurs de ruiiion et inaugurer ainsi l'union totale'. Le Pape proclamerait que les Evangcliques ne sont pas hérétiques, qu'il ne les exclut pas de l'autorité apostolique, et que leur attitude en face de Trente pourra être analogue à celle des Français devant le Concile de Latran^ Mais, d'autre part, il serait lui-même accepté des théologiens protestants ; car, Dieu n'ayant soustrait à l'ordre nulle existence, le corps ■de l'Eglise exige une hiérarchie ; et tous les Protestants peuvent reconnaître l'autorité pontificale, si du moins elle apparaît issue de la construction môme de l'Eglise. Seule alors subsisterait la question du siège de Rome; et elle relèverait d'une discussion toute historique et toute de fait\ F'inalement, le 24 mars 1G98, une pièce officielle de l'Université de Helmsliidt pose les conditions suivantes : Les Evangéliques seront <léclarés non hérétiques par le Pape; la communion sous les deux espèces sera accordée ; on ne dira plus de messes sans ■communion ; les Prolestants dans le prochain Concile seront, non accusés, mais juges; le Pape nommera évoques et arbitres les surintendants protestants. Les Protestants, en revanche, devront promettre au Pape leur alliance elle reconnaître comme le premier des évêques\
1. Jrenica Helmstadiejuia. Inédits, Tli., Vltl, f» 24i. Cf. aussi f»' 177 et 191. l*. S. 'a une lettre à Fabricius.
2. Inédits, Tkéoloyie, vol. VllI, f» 244, verso. Original allemand.